Les travaux de la Dre Erin Mulvihill (BMI / ICUO) portent sur les liens mécanistiques étroits entre les troubles métaboliques — tels que l’obésité, la dyslipidémie et le diabète de type 2 — et les maladies cardiovasculaires. Son laboratoire étudie les hormones peptidiques et les voies de gestion des lipides qui régulent la communication entre l’intestin, le pancréas, le foie et le cœur, afin de mieux comprendre comment les perturbations de ces systèmes contribuent à l’inflammation, à la dysglycémie et aux lésions cardiaques. En combinant la génétique murine, la biologie des peptides et des études mécanistiques des tissus cardiaques et vasculaires, son équipe cherche à identifier des voies biologiques communes pouvant être ciblées pour traiter le diabète et prévenir les complications cardiovasculaires.
De la découverte au doctorat à l’impact translationnel
Son parcours de recherche a débuté durant son doctorat dans le laboratoire de Murray Huff, à l’Université Western Ontario. Elle y a constaté de près l’influence déterminante du métabolisme lipidique et de l’inflammation sur la progression des maladies cardiovasculaires. Le soutien des programmes de formation des IRSC et de Cœur + AVC a renforcé son intérêt pour le potentiel translationnel de la recherche mécanistique.
Cette orientation s’est précisée lors de son stage postdoctoral auprès de Daniel Drucker, à l’Hôpital Mount Sinai. En travaillant à l’avant-garde de la biologie des incrétines, elle a vu comment des découvertes sur les hormones peptidiques pouvaient rapidement transformer les approches thérapeutiques — en dépassant le simple contrôle glycémique pour influencer le poids, l’inflammation et les résultats cardiovasculaires. Observer l’impact concret des agonistes du récepteur du GLP-1 a confirmé sa conviction : une compréhension approfondie de la physiologie fondamentale peut réellement transformer la prévention et le traitement des maladies cardiométaboliques.