Le mentorat et une communauté de recherche solidaire
La Dre Ouimet souligne le rôle essentiel de plusieurs mentors dans son parcours. Pendant son doctorat, le Dr Yves Marcel a nourri sa passion pour les mécanismes d’efflux du cholestérol et encouragé sa curiosité scientifique. En stage postdoctoral, elle a travaillé avec Kathryn Moore, qui lui a appris l’importance de travailler intelligemment et d’adopter une approche interdisciplinaire. En dehors du milieu universitaire, sa plus grande source d’inspiration demeure sa mère, qui a brisé les barrières dans un domaine majoritairement masculin. « La voir surmonter ces défis m’a inculqué une grande résilience », affirme-t-elle. Elle apprécie aussi la forte camaraderie qui règne au sein de la communauté de recherche de l’Institut de cardiologie de l’Université d’Ottawa et de l’Université d’Ottawa. « Je suis extrêmement reconnaissante de faire partie d’une communauté aussi collaborative — cela a un impact important sur mon travail et mon bien-être. »
Conseils à la relève
À l’intention des jeunes chercheuses et chercheurs, la Dre Ouimet insiste sur l’importance de sortir de sa zone de confort et de suivre sa passion. « Ne courez pas après les tendances, ne cherchez pas à plaire aux autres — restez fidèles à vous-mêmes », conseille-t-elle. Elle encourage aussi à poser ses limites, reconnaître ses besoins et trouver un équilibre entre la vie professionnelle et personnelle. « Il est tout à fait acceptable de prendre du temps pour soi et sa famille — sans culpabilité », souligne-t-elle. En parallèle, elle insiste sur l’importance de s’entourer d’un solide réseau de soutien. « Bâtissez votre “village” — des mentors, collègues et collaborateurs qui vous élèvent et rendent le travail plus agréable. »
Un compagnon de quarantaine un peu spécial
Quel achat insolite pendant la pandémie ? Un lapin bélier à crinière libre-nommé Billy, au palais étonnamment raffiné. « Il prenait des gorgées de bière ou de vin dans nos verres dès qu’on avait le dos tourné — il a vraiment vécu sa meilleure vie pendant le confinement ! », dit-elle en riant. Un rappel cocasse que les plus belles découvertes surgissent parfois là où on s’y attend le moins.