Soutenir la population étudiante et les communautés autochtones : L’Aîné Brascoupé souhaite notamment favoriser la présence autochtone en médecine, offrir davantage de soutien et de mentorat aux apprenantes et apprenants autochtones, et renforcer les partenariats avec les communautés. Il met également sur pied des initiatives de recrutement, d’admission et de mentorat ciblant tout particulièrement les Autochtones francophones. Au Québec, un consortium de quatre facultés de médecine a déjà contribué à former un nombre croissant de médecins autochtones. L’Aîné Brascoupé y voit une piste prometteuse pour attirer et accompagner les étudiantes et étudiants autochtones dans le programme francophone de l’Université d’Ottawa.
Il plaide également en faveur des approches de soins communautaires et d’un meilleur accès aux services de santé, particulièrement pour les communautés des Premières Nations, inuites et métisses des régions rurales, éloignées ou mal desservies. Sachant que les collectivités isolées n’ont pas toujours accès à un médecin, il souhaite favoriser leur autonomie en matière de santé et de bien-être.
Par ailleurs, l’Aîné Brascoupé travaille à créer des lieux d’entraide et d’échange pour les apprenantes et apprenants autochtones. Il juge important que la Faculté de médecine se dote d’un salon étudiant autochtone qui offrirait un soutien culturellement adapté et permettrait d’échanger avec des Aînées et Aînés, des gardiennes et gardiens du savoir, des mentores et mentors ainsi que des pairs. Il s’agirait d’un lieu de mentorat formel et informel où les Autochtones pourraient tisser des liens et former une communauté durant leurs études.
Il prône une vision holistique de la santé qui reconnaît l’importance de la communauté, de la culture, des relations et du lien avec le territoire, en plus des soins cliniques. Il souhaite organiser cet automne une promenade médicinale réunissant des Aînées et Aînés, des personnes apprenantes et des membres de la Faculté de médecine. Le groupe pourra découvrir les médecines traditionnelles présentes sur les terrains de la Faculté, de L’Hôpital d’Ottawa et du CHEO, et se familiariser avec les savoirs et pratiques de bien-être autochtones.
Miser sur la médecine familiale pour renforcer les partenariats : L’Aîné Brascoupé souhaite également travailler étroitement avec les équipes de médecine familiale, qui jouent un rôle central dans les collectivités autochtones et la prestation des services de santé. Le dialogue, la compréhension culturelle et une vision holistique du bien-être sont à ses yeux autant de moyens de rapprocher les personnes apprenantes, les communautés, les Aînées et Aînés et les professionnelles et professionnels de la santé. Ces liens peuvent à leur tour encourager des soins respectueux des cultures et axés sur la collectivité, et des milieux de soins où les personnes apprenantes, la patientèle et les familles autochtones se sentent reconnues, soutenues et bienvenues.
Pour en savoir plus sur le rôle et le mandat de l’Aîné Brascoupé à la Faculté de médecine, lisez l’article « La Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa nomme l’Aîné Simon Brascoupé comme conseiller spécial auprès du décanat pour la santé autochtone ».
Découvrez le parcours de l’Aîné Brascoupé et son dévouement à la santé, à l’éducation et à la mobilisation des communautés autochtones : « Notre parcours collectif, selon l’Aîné Simon Brascoupé ».