La Dre Haykal a souligné que la Francophonie commence par une responsabilité. Il ne s’agit pas simplement d’une option linguistique, mais d’un engagement ancré dans l’identité de l’Université d’Ottawa. Au cours des 30 dernières années, les Affaires francophones sont passées de la création de programmes d’études en français à la promotion d’un accès équitable à l’éducation et aux services en français en médecine, en pharmacie et aux études supérieures, notamment grâce au Consortium national de formation en santé (CNFS). Le CNFS appuie la formation de personnes apprenantes francophones issues de contextes minoritaires partout au Canada afin qu’elles puissent retourner servir des communautés mal desservies, où l’accès à des soins en français demeure limité.
Le Dr Ponka a également souligné que la Francophonie est étroitement liée à la responsabilité sociale, en faisant remarquer que les réseaux francophones à l’échelle mondiale sont depuis longtemps à l’avant-garde de modèles de soins qui répondent directement aux besoins des communautés. Il a mis en lumière des établissements comme l’Hôpital Montfort, où la Francophonie offre un cadre solide pour des services équitables et centrés sur la communauté. Cette tradition de soins adaptés aux besoins des communautés, a-t-il expliqué, offre des pistes précieuses pour mieux comprendre comment la formation médicale et les systèmes de santé peuvent mieux servir des populations diverses grâce à une sensibilité linguistique et culturelle.
En approfondissant la valeur plus large de la Francophonie, le Dr Ponka a décrit Ottawa comme un « espace liminal » où le bilinguisme façonne la manière dont les personnes apprenantes réfléchissent, collaborent et abordent les soins aux patientes et aux patients. « Nous avons beaucoup à apprendre de nos collègues francophones partout dans le monde », a-t-il souligné, en mettant en évidence la façon dont les partenariats internationaux de la Francophonie enrichissent les perspectives des personnes apprenantes, renforcent la responsabilité sociale et approfondissent la compréhension de l’influence de la culture, de la langue et des réalités locales sur la médecine familiale.
Renforcer et soutenir nos communautés francophones
La Dre Haykal a décrit une Francophonie plurielle et dynamique, portée par une communauté francophone diverse et en constante évolution. Elle a souligné que la population immigrante francophone a connu une croissance importante et que les barrières linguistiques accentuent les difficultés que rencontrent de nombreuses personnes lorsqu’elles tentent d’accéder aux soins. Par exemple, dans des secteurs comme Vanier, où vivent d’importantes communautés francophones et immigrantes, de 34 à 38 % des patientes et patients n’ont pas de fournisseur de soins primaires attitré, ce qui met en évidence le besoin constant de médecins bilingues et francophones.
Elle a également partagé son expérience d’arrivée au Canada à l’âge de neuf ans et la façon dont le français lui a permis de tisser des liens pendant que sa famille bâtissait une nouvelle vie. Ces réalités, à la fois personnelles et communautaires, mettent en lumière l’importance d’offrir des soins dans la langue de la patiente ou du patient et continuent d’orienter les priorités des Affaires francophones.
« Depuis mon entrée en fonction, je me suis concentrée sur le renforcement des structures organisationnelles, l’accroissement du rayonnement des Affaires francophones et la mise en place des bases nécessaires à une croissance durable. Au cours de ces premiers mois, j’ai accordé la priorité au renforcement des systèmes internes, à l’amélioration de la visibilité externe et des partenariats existants, ainsi qu’à l’avancement d’initiatives clés favorisant la viabilité à long terme. »
S’appuyant sur ces priorités, son Bureau resserre ses liens avec les études médicales de premier cycle, les études médicales postdoctorales, la pharmacie, les études supérieures, les hôpitaux affiliés, les groupes communautaires francophones et les organisations nationales. Ce travail comprend l’élargissement du mentorat offert aux personnes apprenantes francophones ainsi que la résolution des défis liés au recrutement de cliniciennes et cliniciens francophones, deux éléments essentiels pour soutenir les personnes apprenantes et améliorer l’accès à des soins en français.
Renforcer et soutenir la Francophonie grâce aux partenariats et aux échanges à l’échelle mondiale