Partant pour une aventure enrichissante? Pourquoi pas l’ONU?

Publié le vendredi 21 octobre 2016

Elias Leon

Elias León devant le centre des congrès à Paris où s’est déroulée la conférence de l’ONU sur le changement climatique en décembre 2015. Photo : Alena Kotelnikova

Par Leah Dagg

Pour souligner la Journée des Nations Unies, le 24 octobre, La Gazette a demandé à deux étudiantes de l’Université d’Ottawa et à deux diplômés de fraîche date de nous faire part de leur expérience au sein de l’ONU. Conclusion : ils la recommandent à tous.

Dans le cadre d’un programme d’échange, Elias León est allé passer un an à Sciences Po, à Paris, pendant qu’il était en troisième année de son baccalauréat spécialisé en études internationales et langues modernes à l’Université d’Ottawa. Il a décroché son premier poste, non rémunéré, auprès de l’ONU en prenant l’initiative d’appeler la délégation canadienne à l’UNESCO, à Paris. En fin de compte, c’est la délégation de Sainte-Lucie qui lui a demandé de lui servir de conseiller. À ce titre, il a eu la responsabilité de voter au nom de ce petit pays des Caraïbes à la 37e Conférence générale de l’UNESCO, en novembre 2013.

Stéphanie Lacroix en randonnée pédestre au Zimbabwe.

Après avoir obtenu son diplôme de l’Université d’Ottawa, en 2014, il a été embauché comme chargé de mission (cette fois avec salaire) par l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU), dont il a par la suite supervisé les travaux sur le dossier du changement climatique et du développement durable. Il a été l’unique représentant de l’Association à la conférence COP21 de Paris, où il a présenté un rapport à la préparation duquel il avait participé au terme d’une série de consultations dans tout le Canada.

Aujourd’hui étudiant en droit à l’Université McGill, Elias León repense avec plaisir à ses expériences de travail auprès de l’ONU, qu’il décrit comme incroyablement enrichissantes, malgré leur nature quelque peu bureaucratique. « Ça oblige à porter plusieurs casquettes, et à sacrifier beaucoup de son temps personnel », ajoute-t-il

Stages en Asie et en Afrique

Mehr Singh, étudiante de 4e année en développement international et mondialisation, a effectué un stage de janvier à mars 2016 auprès de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, à Bangkok. Elle a suivi la procédure de mise en candidature de la Faculté des sciences sociales et a été embauchée dans le cadre du Programme de stages en développement international et en diplomatie (PSDID) de l’ACNU.

Cette expérience thaïlandaise a été infiniment précieuse, dit-elle, puisqu’elle lui a permis de confirmer son désir de travailler en développement international. Au début, le fait de se trouver plongée dans un environnement trépidant si loin de chez elle la rendait nerveuse, mais elle s’est rapidement adaptée à ce nouveau style de vie, découvrant du même coup que de sortir de sa zone de confort lui réussissait à merveille.

Stéphanie Lacroix, qui a obtenu son B.Sc.Soc. spécialisé en 2015, effectue actuellement un stage dans le cadre du même programme de l’ACNU. Au terme d’un long processus de sélection comportant la soumission de sa candidature en ligne et deux entrevues téléphoniques, elle s’est vu offrir un poste au Bureau du coordonnateur résident des Nations Unies à Harare. Elle se dit enchantée de l’expérience, qui lui a permis de rencontrer une grande variété de personnes venues du monde entier.

Kelsea Walsh à la simulation des Nations Unies en 2015 à New York.

Elle met toutefois en garde contre le coût de la vie au Zimbabwe et dans d’autres pays en développement : il peut être encore plus élevé qu’au Canada, de sorte que les considérations financières peuvent constituer un obstacle quand il s’agit d’accepter un stage non rémunéré. Elle considère néanmoins les stages de ce genre comme « une occasion parfaite pour les étudiants diplômés qui souhaitent un premier contact avec l’ONU ».

Cours de simulation des Nations Unies

Kelsea Walsh a pris part au cours de simulation des Nations Unies à l’Université d’Ottawa en 2015. Elle était alors en 4e année d’un diplôme en études internationales et langues modernes. L’admission à ce cours est contingentée. Le processus de sélection comporte la présentation d’une lettre de motivation et une entrevue collective. Maintenant en 5e année, Kelsea Walsh recommande chaudement ce cours, qui donne l’occasion de simuler les activités de comités de l’ONU comme le conseil de sécurité et l’assemblée générale.

« Si votre horaire vous le permet, ne ratez pas cette chance! » dit-elle. « La plus grande partie du cours est consacrée à des débats et au travail en collaboration avec nos pairs pour établir des priorités et des mesures à prendre concernant le sujet du jour, sous la supervision du professeur. » Ses collègues de classe sont devenus très proches au cours de la semaine fascinante qu’ils ont passée ensemble à la simulation des Nations Unies, qui a lieu à New York tous les printemps.

Sanctionné par des crédits, le cours de simulation de l’ONU est maintenant offert à la session d’hiver aux étudiants de 2e année et plus. En ce qui concerne l’hiver 2017, il est maintenant trop tard pour présenter sa candidature. Mais si vous avez envie d’une merveilleuse introduction au système onusien, gardez cette possibilité en tête pour une date ultérieure.  

En attendant, renseignez-vous sur le cours recherche terrain à Genève durant la séance du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en juin, et sur les nombreux autres moyens de s’impliquer dans l'ONU.

A woman stands beside a brick wall with a large English-Thai bilingual sign that says “United Nations Economic and Social Commission for Asia and the Pacific.”

Mehr Singh à l’extérieur du bureau de l’ONU à Bangkok où elle a fait un stage.

 

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