Daniella Ingabire et Terry Skolnik

Leadership en santé mentale : promouvoir solidarité, dialogue et résilience à même son alma mater

Daniella Ingabire et Terry Skolnik
Les diplômés Daniella Ingabire et Terry Skolnik ne se cachent pas des épreuves qu’ils ont dû traverser pendant leurs études. Forts de leur vécu, tous deux sont devenus des alliés indéfectibles de la communauté étudiante et diplômée de la Faculté de droit, Section de droit civil de leur alma mater.

Diplômée de la promotion 2022 de la maîtrise en service social, Daniella Ingabire est conseillère en équité et réussite scolaire à la Faculté de droit, Section de droit civil, rôle qu’elle occupe parallèlement à ses études au baccalauréat en Common law à temps partiel. Son travail l’amène à coudoyer des étudiantes et étudiants notamment aux prises avec des épreuves qui lui sont familières, comme la discrimination et le racisme. 

Ces mêmes cohortes, Terry Skolnik (LL.L. 2012), professeur agrégé à la Faculté de droit et codirecteur du Centre de droit public, les côtoie aussi. Bien avant d’occuper ses fonctions à l’Université, il a passé plusieurs années dans les salles de classe du pavillon Fauteux, où il a lui-même traversé des périodes difficiles. Aujourd’hui, il aiguille la génération montante vers des ressources qu’il a utilisées pendant son passage ici, et d’autres qui ont vu le jour depuis. 

Avec de nombreux acteurs à l’échelle de leur faculté et du campus, tous deux œuvrent sur plusieurs fronts pour outiller les apprenantes et apprenants dans leur quête d’équilibre et de résilience, où qu’ils soient rendus et peu importe l’ampleur des défis à surmonter. Programme de soutien par les pairs, accompagnement individuel, attribution de bourses d’urgence, création d’une page spécialisée dans Brightspace, série d’ateliers portant sur la santé mentale et le bien-être, participation aux balados étudiants de FTX Radio : le duo multiplie les démarches avec d’autres membres de notre famille universitaire, qui y apportent souvent leur expertise, leur temps et leurs efforts à titre bénévole.  

Une brèche dans la façade 

Chacun de ces services offre un pont de plus vers le mieux-être. « Ce qu’on remarque chez nos étudiantes et étudiants, c’est qu’ils ont des exigences très élevées par rapport à eux-mêmes, indique Daniella Ingabire. Par contre, on a commencé à voir un changement dans les interactions entre pairs depuis le début de la pandémie; les gens sont beaucoup plus à l’écoute les uns des autres. » 

Malgré tout, le défi demeure souvent de s’ouvrir, de faire le premier pas pour demander de l’aide. C’est notamment pourquoi les deux collègues ne se cachent pas de leur propre vécu. « Il est important de montrer qu’on est humains, » estime la conseillère. 

Terry Skolnik précise que c’est en entendant leurs pairs se confier que certains trouvent la force de s’ouvrir par-rapport à leur état de santé. Pour d’autres, il suffit parfois d’une simple question, pour peu qu’elle ne soit pas posée machinalement. 

« Chaque semaine, on a des centaines d’interactions avec des membres de la communauté universitaire, ajoute-t-il. Ce sont des centaines d’occasions de demander aux autres comment ils vont. Nos étudiantes et étudiants en ont souvent long à dire. On ne sait jamais ce qui va créer une étincelle, ni ce qui motivera quelqu’un à briser le silence. Je pense qu’on sous-estime notre capacité à faire une différence dans la vie des gens et à cultiver un environnement où ils sont à l’aise de signaler qu’ils ne vont pas bien. » 

Les multiples facettes de la résilience 

Pour plusieurs, l’anxiété aux études découle notamment de la découverte de soi que suppose le passage à l’Université, une démarche qui exige de la résilience.  

« La résilience prend un sens différent pour tout le monde, explique Mme Ingabire, mais c’est entre autres d’être fidèles à nous-mêmes dans la recherche de qui l’on est. On doit être capables de retourner à nos valeurs. » 

C’est aussi de s’accorder des moments pour se déconnecter, pour être seuls avec ses pensées, même si c’est inconfortable, ajoute le professeur Skolnik. « Et à travers tout ça, c’est avoir la patience et la compassion envers soi-même pour chercher des outils qui nous seront utiles, même si ça ne fonctionne pas du premier coup. »  

« La vulnérabilité qu’on démontre devient alors une force, » de conclure le diplômé. 

Unies dans la promotion de la santé mentale, l’Université d’Ottawa et l’Association des diplômés ont mis en chantier nombre d’initiatives pour voir au mieux-être de leur communauté. Vous avez besoin d’aide, mais ne savez pas où commencer? Les liens ci-dessous vous dirigeront vers des ressources qui pourraient vous être utiles. 

Services pour la communauté universitaire sur le campus et en ligne 

Ressources pour la communauté diplômée 

Donner

Faire un don au Fonds Pour Souligner Les Efforts De Promotion De La Santé Mentale Et Du Mieux-Être À La Section De Droit Civil créé par Terry Skolnik et sa conjointe Anna Maria Konewka.
Devenir un donateur