Une approche collaborative pour le Plan d’action autochtone

Publié le mardi 21 juin 2022

Indigenous hoop dancer performing with five hoops at University Square

Danceuse autochtone performant la danse des cerceaux à la Place de l'Université

La professeure Brenda Macdougall, déléguée universitaire à la participation autochtone et directrice de l’Institut de recherche et d’études autochtones, a parlé à la Gazette des initiatives menées depuis la publication du Plan d’action autochtone (PAA) en 2020, ainsi que des objectifs et des aspirations qui émergent.

Le cadre du Plan d’action autochtone et les mesures prévues dans chaque « cerceau » (le nom donné aux différentes sections) ont été établis à la lumière de discussions tant officielles qu’informelles avec diverses parties prenantes sur le campus et ailleurs. Le Conseil de l’éducation autochtone (composé de membres de plusieurs Premières Nations à proximité), l’Ottawa Metis Council, Tungasuvvingat Inuit, l’Ottawa Aboriginal Coalition et des représentantes et représentants étudiants de tous les cycles ont participé à ces discussions, tout comme le personnel et le corps professoral de l’Université.

Pourquoi les Affaires autochtones ont-elles décidé de tenir des consultations après la publication du Plan d’action autochtone?

Le PAA ayant été publié pendant la pandémie de COVID-19, nous n’avons pas pu collaborer aussi étroitement que nous l’aurions voulu avec les services, les facultés et les secteurs sur le campus, ou contribuer à formuler des plans de développement et des idées en lien avec le cadre.

Les consultations étaient une occasion de comprendre comment la communauté universitaire appliquait le PAA. Elles nous ont permis de créer de nouvelles mesures à prendre, d’obtenir un aperçu de ce qui a été réalisé, de fixer de nouveaux objectifs et de renforcer nos relations avec les services et les facultés.

Pourriez-vous nous parler de certains résultats préliminaires des consultations?

L’influence du personnel autochtone

Il est devenu évident que l’on retrouvait divers degrés de mobilisation à l’Université. Toutefois, un grand thème est ressorti : une bonne volonté à l’égard de la vision du PAA – et le désir de la concrétiser. Quand les facultés et les services embauchent des personnes autochtones au sein du corps professoral et du personnel, les choses progressent tout naturellement. Ces personnes conçoivent de nouveaux cours, établissent des relations solides pour créer (ou maintenir) des programmes de recherche, et prennent généralement la tête des efforts de décolonisation et d’autochtonisation là où elles travaillent.

Bien que l’on poursuive des démarches semblables dans les secteurs sans présence autochtone, elles avancent parfois un peu plus lentement et de façon moins naturelle, sans compter qu’il manque l’authenticité, l’expérience et les contacts qu’apporte le personnel autochtone.

Stratégie de communication

Ce n’est pas tout le monde sur le campus qui est au courant de notre existence ou qui sait comment obtenir nos services. Nous devons élaborer une stratégie de communication plus étendue et en envisager d’autres (p. ex. courriels de bienvenue aux nouveaux membres du corps professoral et du personnel, bulletins à l’intention de la communauté).

Espace physique et social

Ce que nous avons probablement entendu le plus, c’est qu’il nous faut de l’espace – physique ou social – pour permettre aux membres autochtones du corps professoral et du personnel de nouer des liens entre eux et avec les communautés autochtones locales. Nous souhaitons avoir ce genre d’espace centré sur le fait autochtone pour discuter de notre travail, échanger des idées et bâtir des ponts entre secteurs et disciplines.

Idéalement, à long terme, nous devrions construire un bâtiment pour les peuples autochtones. Doté d’une infrastructure appropriée, ce lieu de recherche accessible au public accueillerait aussi des événements sociaux de diverses envergures, comme des danses en rond ou des rencontres de recherche plus intimes.

Comment les membres de la communauté universitaire peuvent-ils s’impliquer dans le processus d’autochtonisation?

Le plus simple est de communiquer avec le bureau des Affaires autochtones et de parler à Tareyn, Brenda ou Darren. Nous avons tous des contacts dans la communauté et serons ravis de cerner vos besoins pour ensuite vous aider à nouer les liens nécessaires.

Par exemple, quand l’École de service social a décidé de commencer à travailler sur son curriculum et d’adopter une stratégie d’embauche, nous l’avons assistée dans la création d’un cercle consultatif autochtone composé de membres des Premières Nations de la région (travailleuses et travailleurs sociaux, diplômées et diplômés, et autres membres de la communauté) qui la conseilleraient et élaboreraient des stratégies et des plans avec elle. Ainsi, l’École a ajouté une personne autochtone à son corps professoral et établi de solides relations avec plusieurs agences, communautés et organisations.

Nous avons entrepris des projets tout aussi fructueux avec d’autres facultés et départements. Et nous sommes aussi là pour discuter simplement d’idées et d’objectifs déjà formulés.

Nous soutenons tous les efforts déployés, et ce, à tous les stades du processus.

 

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