Propulser la recherche et l’innovation vers les plus hauts sommets : 25 ans d’excellence à l’Université d’Ottawa

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Par Université d'Ottawa

Cabinet du vice-recteur à la recherche et à l'innovation, CVRRI

Une célébration de l'innovation
Rome ne s’est pas faite en un jour, le Cabinet du vice-recteur à la recherche et à l’innovation (CVRRI) de l’Université d’Ottawa non plus : vingt-cinq années de dur labeur et d’excellence en milieu de travail ont permis au Cabinet de se bâtir une solide réputation, ici comme à l’étranger. Profitons de cette année charnière pour rendre un juste hommage aux trois personnes qui se sont succédé à la tête du vice-rectorat, s’investissant pleinement dans l’émergence et le rayonnement du Cabinet, et contribuant activement à accroître la visibilité de l’Université d’Ottawa sur la scène internationale.

« L’Université d’Ottawa a été l’une des toutes dernières grandes universités du Canada à créer un poste de vice-recteur à la recherche. » – Howard Alper  

Le professeur éminent Howard Alper a commencé par enseigner la chimie à l’Université en 1975. Il a assuré la direction de son département de 1982 à 1985, puis de nouveau de 1988 à 1994, avant de se faire proposer en 1997 de devenir le tout premier vice-recteur à la recherche de l’Université d’Ottawa. Un moment très marquant de sa carrière. 

Howard Alper
Photo : Fondation Humboldt/David Ausserhofer
Premier vice-recteur

« En tant que premier vice-recteur à la recherche, j'ai rempli un mandat crucial – celui de saisir de nouvelles occasions pour hisser notre établissement, auparavant moyen, parmi les meilleurs. »

Howard Alper, professeur éminent et ancien vice-recteur à la recherche

Photo : Fondation Humboldt/David Ausserhofer

« Pour moi, il était essentiel de travailler à la modernisation de notre établissement en collaborant de manière totalement transparente, collégiale et inclusive avec mes collègues de la haute administration, des décanats, des directions, du corps professoral, du personnel de soutien et de la population étudiante, du premier cycle au postdoctorat », affirme-t-il. « De cette approche commune sont nés nos axes prioritaires de développement de la recherche, approuvés à l’unanimité par le Sénat. La communauté a alors pu constater que tout le monde regardait dans la même direction. » 

Cette volonté de se distinguer par l’excellence et l’enthousiasme qui en a découlé ont largement contribué au succès du premier vice-recteur à la recherche. 

Ce type de leadership inspirant, dont les retombées dépassent largement notre établissement pour rejaillir sur d’autres grandes universités canadiennes, notamment sur la scène internationale, était d’une importance capitale pour le professeur Alper. La création du Fonds France-Canada pour la Recherche, fruit d’un partenariat avec le conseiller scientifique et des collègues de l’ambassade de France et du soutien des têtes dirigeantes de 20 universités canadiennes de renom en 2000, en est un autre bon exemple. « Ce fonds est devenu un élément incontournable de la coopération franco-canadienne », rappelle-t-il. 

« Le programme de Chaires de recherche du Canada a permis de recruter les étoiles internationales de la recherche pour atteindre rapidement des objectifs ambitieux », rappelle-t-il. Cette réalisation a été au cœur des priorités d’Howard Alper pendant toute la durée de ses deux mandats, qui se sont terminés en 2006. 

Ce dernier de conclure : « Au terme de cette aventure qui a duré neuf ans, j’ai éprouvé une grande satisfaction à voir notre établissement se hisser au sixième rang des universités à forte intensité de recherche à l’échelle nationale. Une position beaucoup plus enviable que lorsque j’ai accepté le poste en 1997. » 

« Les plus grandes réalisations en recherche sont souvent le fruit d’étroites collaborations internationales : celles-ci bénéficient non seulement aux universités et aux gouvernements, mais aussi – et surtout – aux citoyens des pays concernés. » – Mona Nemer 

La professeure Mona Nemer s’est jointe à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa en 2006 comme professeure et chercheuse en santé cardiovasculaire. Nommée du même souffle vice-rectrice à la recherche au sein de l’administration centrale, elle a succédé au professeur Howard Alper. 

« Mon prédécesseur a travaillé très fort pour jeter les bases d’une véritable culture de la recherche à l’Université, mais la partie n’était pas gagnée d’avance, explique la professeure Nemer. Mon équipe et moi étions déterminés à poursuivre le travail d’intensification de la recherche pour en faire l’une des pierres angulaires de notre établissement. » 

La professeure Nemer aura contribué grandement à la culture d’excellence scientifique de l’Université d’Ottawa, en s’impliquant notamment dans l’amélioration des infrastructures de recherche. 

« Durant mes deux mandats, nous avons construit des édifices dont l’objectif était de réunir des thématiques de recherche complémentaires et de favoriser la multidisciplinarité : le Complexe de recherche avancée (2014) et le Complexe STEM (2018) en sont d’excellents exemples, souligne Mona Nemer. Nous avons également revigoré les Presses de l’Université d’Ottawa pour appuyer la diffusion du savoir, et mis sur pied des centres de recherche interdisciplinaire comme l’Institut de recherche sur le cerveau et l’Institut de recherche sur la science, la société et la politique publique. »  

La professeure Nemer aura également créé des alliances stratégiques avec des établissements de recherche en France, en Amérique du Sud, en Chine et en Allemagne, notamment avec l’Institut Max-Planck. Cet apport inestimable a grandement contribué à améliorer la réputation de l’Université d’Ottawa sur la scène internationale et son classement en matière d’université canadienne à forte intensité de recherche. 

Mona Nemer
Deuxième vice-rectrice

« Le renforcement des partenariats internationaux durant mes deux mandats aura permis à l’Université d’Ottawa de se positionner de façon plus stratégique sur l’échiquier mondial en recherche. »

Mona Nemer, professeure et ancienne vice-rectrice à la recherche

Depuis maintenant cinq ans, l’éminente chercheuse et professeure est la conseillère scientifique en chef du Canada. Le premier ministre et d’autres décisionnaires fédéraux bénéficient de ses avis d’experte sur un large éventail de sujets, incluant la lutte contre la Covid-19, l’élaboration d’une stratégie pour les technologies quantiques et l’avancement de la « science ouverte » pour un plus grand accès aux résultats de la recherche canadienne. 

« Un véritable tournant s’opère présentement à l’Université d’Ottawa. Grâce à l’engagement de notre communauté de recherche, et à nos initiatives récentes en recherche et en innovation, notre établissement se démarque dans de nombreuses disciplines d’importance majeure au pays et sur la scène internationale. » – Sylvain Charbonneau 

Sylvain Charbonneau s’est joint à l’Université d’Ottawa en tant que vice-recteur associé à la recherche en 2013, après avoir passé une vingtaine d’années à l’Institut des sciences et des microstructures du Conseil national de recherche du Canada, où il a mené plusieurs projets de recherche fondamentale et appliquée. Il a également été responsable de la création du Centre canadien de fabrication de dispositifs photoniques, la première fonderie à base de semi-conducteurs pour la photonique en Amérique du Nord. En 2000, il devient également l’un des quatre fondateurs d’une société dérivée du CNRC dans le domaine des technologies des communications. 

En 2017, il prend la relève de Mona Nemer, et voit, à l’automne 2021, le volet innovation s’ajouter à son mandat. Ce changement se reflète dans son nouveau titre, de vice-recteur à la recherche et à l’innovation. 

Fort de ses expériences en recherche, au gouvernement et dans le monde des affaires, Sylvain Charbonneau met les bouchées doubles dès 2017 pour bâtir sur le solide héritage de ses deux prédécesseurs, et poursuivre sur le chemin de l’excellence en renforçant la pertinence du vice-rectorat et en décuplant les retombées. 

Au cours de ce premier mandat, le volet recherche a pris beaucoup d’ampleur au sein de l’Université. Sous la direction de Sylvain Charbonneau, le Cabinet a accéléré le développement de technologies innovantes, favorisé les partenariats avec le secteur privé, influencé les décisions gouvernementales et stimulé la recherche en santé. 

Sylvain Charbonneau
Vice-recteur actuel

« Nos équipes de recherche, toutes disciplines confondues, sont porteuses d’innovations majeures qui amènent l’Université à se démarquer au Canada et sur la scène internationale. »

Sylvain Charbonneau, vice-recteur à la recherche et à l'innovation

Les initiatives se sont effectivement multipliées au cours des dernières années. D’une part, la vision du partenariat entre Kanata-Nord et l’Université d’Ottawa s’est concrétisée. « L’Université d’Ottawa dispose désormais d’innombrables occasions de mettre son expertise en recherche au service de la croissance des entreprises, souligne Sylvain Charbonneau. » D’autre part, l’Université a fait d’énormes progrès visant à façonner le monde numérique, annonçant notamment la construction et l’exploitation d’un laboratoire immersif, interactif et expérientiel en matière de cybersécurité et de cyberprudence. Toujours sous le leadership de Sylvain Charbonneau, l’Université d’Ottawa a propulsé la recherche quantique sur son campus vers de nouveaux sommets en combinant les talents et les compétences de ses chercheuses et chercheurs pour créer un institut spécialisé en technologies quantiques. 

En plus de paver la voie à des percées majeures en matière d’équité, diversité et inclusion en recherche en produisant le premier plan d’action en matière d’EDI en recherche de l’Université d’Ottawa, il a également participé à la refonte du Programme des chaires de recherche sur le monde francophone, poursuivant ainsi l’important travail de promotion de la recherche francophone au cœur de notre histoire et de notre identité.  

Enfin, au cours de ses premières années comme vice-recteur, il a contribué à promouvoir l’interdisciplinarité dans les domaines de recherche, stimulant les partenariats interfacultaires pour favoriser les découvertes.  

Depuis quelque temps, Sylvain Charbonneau s’affaire à positionner l’Université comme l’un des piliers canadiens en matière d’enseignement et de recherche en santé avec la mise en œuvre du projet de Centre de recherche médicale de pointe – le plus important investissement de l’histoire de l’Université d’Ottawa. « Une initiative stratégique de notre communauté de recherche et qui changera l’avenir du système de santé en regroupant l’Université, l’industrie, les hôpitaux de la région, leurs instituts de recherche affiliés et nos facultés », souligne-t-il. 

Au cours de son deuxième mandat, Sylvain Charbonneau prévoit de s’appuyer sur les trois piliers importants que sont la santé, les politiques publiques et la transformation numérique pour aider l’Université à se classer parmi les cinq plus grandes universités à forte intensité de recherche au pays… et à y rester!