Rapprocher les communautés autochtones et l’industrie

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Joseph Wabegijig
Coordonnateur du Centre en infrastructure pour les communautés autochtones, Joseph Wabegijig
Un groupe de recherche de la Faculté de génie de l’Université d’Ottawa s’allie à des communautés autochtones pour répondre aux besoins en infrastructures.

Eau potable, logement décent et infrastructures durables : ce ne sont là que quelques exemples de ressources que nous tenons pour acquises. Pourtant, elles sont loin de l’être pour certaines communautés autochtones du Canada. 

En effet, un rapport produit en 2016 par le Conseil canadien pour les partenariats public-privé (PDF, 1,6 Mo) concluait qu’il existe dans ces collectivités un fossé infrastructurel de l’ordre de 30 milliards de dollars. Depuis la parution de ce rapport, les gouvernements ont investi afin de résorber le problème, mais le déficit reste de taille. 

Pour combler ce fossé, il faudra plus que de l’argent; il faudra aussi de bons conseils et de solides partenariats. 

C’est pour cette raison que le Centre pour les infrastructures communautaires autochtones de l’Université d’Ottawa a été fondé. Ce centre, qui fait partie de la Faculté de génie et réunit un large éventail de membres du corps professoral, de la communauté de recherche et de la population étudiante des cycles supérieurs, a pour objectif d’explorer et de concevoir des solutions en lien avec divers problèmes et occasions touchant les communautés autochtones : logement, réfection d’aéroports, construction de routes dans l’Arctique, suivi de la COVID-19 par l’analyse des eaux usées, projets hydroélectriques, etc. Depuis sa mise sur pied, le Centre a pris part à des projets dans l’est du pays et au Nunavut, et il envisage maintenant d’en mener dans l’Ouest canadien. 

« Le projet du Centre s’est formé au fil de mes conversations avec notre doyen au sujet des avis d’ébullition dans les communautés autochtones et de la nécessité de trouver de meilleures solutions de traitement de l’eau pour les petites collectivités », explique Colin Rennie, directeur du Centre et directeur du Département de génie civil à l’Université d’Ottawa. « Nous avons découvert que des membres de la Faculté travaillaient déjà sur le problème, alors nous avons cherché à reprendre leurs idées et à les mettre en œuvre dans ces localités. » 

Bâtir une relation durable

Qu’il s’agisse de mener des études ou de réaliser des essais, l’objectif premier du Centre est de traduire la recherche en action. Pour propulser ses travaux, le Centre offre donc à des partenaires du secteur privé la possibilité de jouer un rôle d’envergure dans la résolution de problèmes, aux côtés des communautés concernées et du milieu universitaire. D’ailleurs, il est actuellement à la recherche d’organisations ayant les bonnes compétences, les bons produits et la bonne mentalité pour participer à des projets d’amélioration des infrastructures communautaires autochtones. 

« Nous collaborons avec les communautés pour déterminer leurs objectifs de développement durable et les aider à les réaliser, affirme Joseph Wabegijig, le coordonnateur du Centre. Notre but est de répondre aux besoins locaux, de promouvoir la réconciliation et de bâtir des infrastructures résilientes. Au sein de ce carrefour de collaboration et d’échange de connaissances, nous tâchons de cultiver un écosystème propice à l’établissement de partenariats entre les communautés, d’une part, et le secteur privé et le milieu universitaire, d’autre part. » 

Par exemple, un projet d’aqueduc est en cours grâce à la collaboration d’une entreprise qui s’appuie sur les travaux de l’équipe de recherche du Centre pour venir en aide à des communautés du nord de l’Ontario. Le Centre a conservé une attache avec le projet : il conseille l’entreprise dans ses relations avec les communautés des Premières Nations en plus de l’aider à préparer la technologie pour répondre aux besoins en eau potable à l’échelle tant locale que mondiale. 

On peut également citer en exemple cette entreprise qui travaille avec le Centre et des communautés des Premières Nations pour répondre aux besoins en énergie des régions isolées au moyen de solutions d’énergie renouvelable. 

Ces partenariats constituent un pilier fondamental du Centre, mais celui-ci ne fait pas que rapprocher les communautés, résoudre des défis en matière d’infrastructure et réduire les émissions de carbone, souligne Joseph Wabegijig. Il embauche également de jeunes Autochtones pour les encourager à poursuivre une carrière dans les STIM et à renforcer les capacités de leur communauté afin de stimuler sa croissance et de contribuer ainsi à la « réconciliation économique » en améliorant la santé et le bien-être communautaires. 

« Nous nous réjouissons de pouvoir agir comme un catalyseur pour les entreprises qui souhaitent être aux premiers rangs de la réconciliation avec les Autochtones, ajoute-t-il. Nous pouvons grandement contribuer à resserrer les liens dans ces domaines en nous servant de l’infrastructure pour propulser l’innovation et nouer des partenariats avec les communautés autochtones et le milieu des affaires. »  

Pour en savoir plus sur le Centre pour les infrastructures communautaires autochtones de la Faculté de génie ou sur les possibilités de partenariat communautaire, visitez le site Web du Centre.

Cet article a été publié, en version originale anglaise, dans l’Ottawa Business Journal.