Un détour exaltant

Publié le jeudi 15 juin 2017

 

Collation des grades printemps 2017: moments décisifs

Un simple choix de cours fait prendre un virage inattendu à Antoine Machaalani (B.Sc.A. en génie mécanique biomédical 2017) et l'incite à voir bien au-delà de l’obtention d’un diplôme. Désormais, il envisage sérieusement l’entrepreneuriat.


Lorsque je me suis inscrit au programme de génie mécanique biomédical, jamais je n’aurais imaginé le tournant que me ferait prendre ma formation universitaire.

Étant donné que j’ai toujours été doué pour les sciences, j’ai vite été intrigué par les éléments de physique et de biologie du programme. N’empêche, les deux premières années de mon baccalauréat se sont avérées plus difficiles que prévu. Je n’avais pas de réel objectif et mes résultats scolaires n’étaient pas éclatants.

Tout a changé avec la sélection d’un cours au choix.

Je me suis inscrit au cours d’entrepreneuriat technologique pour ingénieurs et informaticiens, car l’entrepreneuriat piquait ma curiosité.

Quatre des cinq membres de l'entreprise Dextra. De g. à d. : Midia Shikh Hassan, Olivier Miguel, Malik Jumani. À l'arrière Antoine Machaalani. Roxanne Gauthier-Ferland n'apparaît pas sur la photo.

Nous devions concevoir un produit et nous préparer au démarrage d’une entreprise. Pour ma part, l’inspiration est venue des bulletins de nouvelles qui renvoyaient des images de réfugiés syriens au Liban, amputés en raison de la guerre.

Avec l’appui de la professeure Hanan Anis, titulaire d’une chaire de recherche du CRSNG en génie de la conception entrepreneuriale, j’ai formé une équipe pour travailler sur la conception de mains artificielles au moyen des imprimantes 3D de l’Atelier Makerspace Richard-L’Abbé.

Puisque je suis d’origine libanaise, j’ai facilement pu m’envoler vers le Liban au cours de l’été 2016 et, par l’entremise de la Croix-Rouge, rencontrer des personnes amputées auxquelles j’ai présenté mes prototypes. Les commentaires que j’ai recueillis m’ont ouvert les yeux sur les besoins réels de ces personnes, ce qui m’a permis d’apporter des correctifs au prototype.

J’ai en effet constaté que dans cette région du monde, on mise davantage sur l’aspect esthétique. Ce voyage m’a aussi permis d’en savoir plus sur le marché des prothèses au Liban, et la place que pourraient s’y tailler les prothèses 3D, dont le coût de fabrication est de beaucoup inférieur aux produits traditionnels.

Avant même l’obtention de mon diplôme, j’ai eu la possibilité de résoudre un problème réel et de voir les résultats tangibles de mon travail. C’est à ce moment que j’ai véritablement commencé à apprécier mon programme. J’étais si motivé que mes résultats scolaires ont grimpé en flèche!

Ce simple choix de cours m’a permis de voir au-delà de l’obtention d’un diplôme et d’envisager l’entrepreneuriat. Mon entreprise, Dextra, que j’ai démarrée avec quatre autres étudiants de ma Faculté, devrait un jour prendre de l’ampleur.

Comme certains membres de l’équipe sont encore aux études, le projet se développera au sein de l’université. Lorsque nos carrières se stabiliseront, Dextra prendra certainement de l’expansion à l’extérieur du campus de l’Université d’Ottawa.

Le démarrage de Dextra figure parmi les meilleures expériences universitaires de chacun des membres de l’entreprise. Nous ne sommes pas prêts d’oublier cette aventure!

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