Pleins feux sur les sciences de la nutrition

Publié le mardi 9 mai 2017

Le programme de quatre ans en sciences de la nutrition est offert en français aux étudiants bilingues et comprend 36 semaines d’apprentissage expérientiel. Photo : Olearys/Flickr

Par Linda Scales

Le moment est bien choisi pour poursuivre une carrière axée sur l’alimentation. Nous vivons à une époque où  de nouveaux défis surgissent en matière de santé : la population est vieillissante, nous sommes de plus en plus préoccupés par notre santé et notre alimentation quotidienne a subi de grands changements. Par ses enjeux de taille, la nutrition s’affiche comme un domaine en croissance. C’est pourquoi le programme de sciences de la nutrition offert à l’Université d’Ottawa représente une voie très indiquée et sûre vers une profession gratifiante.

C’est exactement l’avis de Laurence Cousineau-Sigouin, diplômée de l’Université d’Ottawa. Quelques semaines après l’obtention de son baccalauréat spécialisé en sciences de la nutrition (2016), la jeune femme a intégré l’équipe des diététistes des Producteurs laitiers du Canada, où elle est actuellement gestionnaire de projets au sein de l’équipe de nutrition nationale. C’est justement à cet endroit qu’elle a fait son dernier stage pratique.

« Les professeurs ont vraiment à cœur notre réussite », affirme-t-elle. Elle est convaincue, en effet, que c’est grâce au rôle prépondérant qu’ils ont joué dans sa formation qu’elle a su bien démarrer sa carrière. Elle précise : « Si on manifestait un intérêt pour un programme ou une activité, ils s’impliquaient à fond pour favoriser notre participation et nous aider à réseauter avec des professionnels du domaine. »

Se démarquer du lot

L’École des sciences de la nutrition offre un programme de premier cycle de quatre ans unique en son genre, puisqu’il comprend 36 semaines d’apprentissage expérientiel intégrées (d’autres programmes dans la province proposent aussi des stages pratiques, mais ces derniers ne sont pas incorporés au programme, donc ces diplômes s’étalent sur une période de cinq ans). Le programme de l’Université est également le seul programme de nutrition en Ontario offert en français aux étudiants bilingues. Qui plus est, ses diplômés sont admissibles à écrire l'Examen d’admission à la profession de diététiste, qui constitue une exigence dans la plupart des provinces pour quiconque souhaite travailler en tant que diététiste.

Les étudiants effectuent quatre stages : le premier, de huit semaines, a lieu pendant la deuxième année du programme, et les trois autres, qui d’une durée combinée de 28 semaines, se déroulent pendant la quatrième année. Les domaines de pratique rejoignent la gestion d’un service alimentaire, la nutrition clinique, la nutrition communautaire ou la santé des populations. Les cours théoriques et les stages préparent les étudiants à un vaste choix de carrières tel que : scientifique en alimentation, nutritionniste, chercheur; ainsi qu’à une variété de milieux : hôpitaux, industrie agroalimentaire, pratique privée, santé communautaire ou gouvernement.

Laurence Cousineau-Sigouin, with short hair and thick frames.

Diplômée en sciences de la nutrition en 2016, Laurence Cousineau-Sigouin travaille actuellement chez Les Producteurs laitiers du Canada.

Laurence Cousineau-Sigouin est persuadée que les stages pratiques sont fondamentaux pour entreprendre une carrière. « J’ai rencontré des personnes importantes, notamment des diététistes, qui m’ont permis de me développer, du point de vue tant personnel que professionnel », affirme-t-elle. « Pendant les sept derniers mois [de mon stage], j’ai pu concrétiser la théorie que j’avais apprise. »

Une école en croissance

Ces derniers temps, l’École est en effervescence, d’abord par le recrutement de nouveaux professeurs (ce qui a doublé son corps professoral) et d’une nouvelle directrice, Susan Tosh, qui apporte une vaste expérience au niveau de la recherche en alimentation et nutrition ainsi qu’une expertise significative en gestion de la recherche. De plus, un nouveau laboratoire de nutrition et d’alimentation de pointe sera inauguré ce printemps. Des programmes de cycles supérieurs et des certificats professionnels sont en cours d’élaboration; le premier de ceux-ci consistera en un diplôme d’études supérieures sur les politiques alimentaires et affaires réglementaires. Ce programme inédit verra le jour l’automne prochain.

Ces nouveautés viennent consolider un programme qui a déjà trouvé son propre créneau au sein des sciences. « C’est un petit programme, alors les professeurs vous connaissent bien et on ne voit pas en vous juste un numéro », explique Laurence Cousineau-Sigouin. Pour conclure, la jeune femme conseille aux nouveaux étudiants de garder un esprit ouvert face aux opportunités variées et d’explorer une gamme de domaines de carrière, ce qui constitue un des buts des expériences pratiques du programme.

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