Rencontrez le nouveau VR aux études et provost

Publié le lundi 27 mars 2017

David Graham smiling. He is in a seated position and is looking straight at the camera.

David E. Graham

Par Johanne Adam

Un nouveau vice-recteur aux études et provost vient d’être nommé à l’Université d’Ottawa. David E. Graham, qui entre en poste le 1er mai, a fait sa marque dans le monde universitaire en poursuivant un double parcours de professeur-chercheur et d’administrateur. Il était jusqu’à tout récemment professeur au Département d’études françaises de l’Université Concordia, où il a aussi occupé pendant quatre ans le poste de provost et vice-président aux études.

La Gazette a voulu en savoir plus sur David Graham, qui a accepté d’échanger quelques mots avec nous.

 

Quel est le rôle d’un vice-recteur aux études?

C’est vraiment au recteur de définir la configuration du poste. Mais en général, le vice-recteur aux études est le plus haut responsable des affaires scolaires de l’Université. J’aurai donc la responsabilité de nombre de questions scolaires et administratives, y compris celles liées aux facultés et à la Bibliothèque de l’Université ainsi qu’au développement des programmes.

Quelles seront vos priorités pour l’Université d’Ottawa?

Destination 2020, le plan stratégique de l’Université, est très solide. […] Mes priorités pour l’année à venir seront en grande partie générées par le travail déjà accompli [dans le cadre du plan]. Cependant, ma plus grande priorité au début sera de me plonger dans ce qui est pour moi une nouvelle culture. Je parlerai au plus grand nombre de personnes possible, et par là je veux dire que j’écouterai, pour inciter les gens à exprimer leurs points de vue sur nos forces, nos possibilités et nos défis.

Quels sont les principaux défis pour l’Université à votre avis?

Toutes les universités font face aujourd’hui à l’environnement financier le plus exigeant que je me souvienne au cours de mes 45 années comme professeur et administrateur. Elles doivent relever de redoutables défis pour essayer d’accommoder le nombre croissant d’étudiants qui aspirent en toute légitimité à un grade universitaire, tout en créant les conditions qui leur permettront d’attirer et de retenir les professeurs les plus qualifiés comme enseignants et comme chercheurs. Notre époque est aussi intéressante en ce que le respect pour les experts n’a jamais été aussi fragile. Il existe aujourd’hui une méfiance profonde et croissante envers les experts de toutes sortes. Il s’agit d’énormes défis qui ne risquent pas de disparaître de sitôt.

Comment peut-on améliorer l’expérience étudiante en 2017?

Les étudiants valorisent la réceptivité et l’humanité de la part des établissements. Leurs plaintes portent généralement sur l’anonymat des grandes bureaucraties, la lenteur des réponses aux problèmes et le manque de voies à suivre pour trouver des solutions aux problèmes courants. Sans parler bien sûr des questions évidentes comme l’appui financier. Mais les structures d’appui scolaires et psychosociales ont acquis énormément d’importance. Les universités qui veulent améliorer l’expérience étudiante ne doivent pas se limiter aux aspects scolaires, mais doivent écouter les étudiants pour cerner leurs priorités et leurs besoins, et ensuite répondre concrètement et le plus possible à ces besoins.

Comment se fait-il que vous soyez parfaitement bilingue?

Je suis né en Ontario, mais j’ai grandi à Saskatoon, en Saskatchewan. Lorsque j’étais petit, mes parents m’ont inscrit à des cours complémentaires de français qui étaient offerts aux élèves après l’école. Pour mes parents, c’était tout simplement une occasion d’enrichissement pour leurs enfants. Plus tard, je suis entré à l’université dans le but d’étudier la chimie. Mais j’ai vite compris que cette voie n’était pas pour moi. Lors de ma deuxième année, j’ai eu la chance de suivre un cours de français que j’ai réussi avec beaucoup de facilité. Je suis alors passé de la chimie à la langue et la littérature française.

Que pensez-vous d’Ottawa?

J’ai découvert pour la première fois cette ville bilingue lorsque je suis venu faire des études à l’Université Carleton. Puis, des années plus tard, alors que j’étais impliqué auprès de la Fédération des sciences humaines et auprès du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, j’ai eu à faire le voyage à Ottawa à de nombreuses reprises. C’est une ville que j’aime énormément pour sa beauté naturelle et architecturale, pour la richesse de ses musées et pour sa vie culturelle.

Ottawa est bien connue pour ses pistes cyclables et ses musées. Où sommes-nous le plus susceptibles de vous croiser?

Sur une piste cyclable en route vers un musée!

 

David Graham outside in the winter, wearing a coat and a hat. He slightly leans on a fence.

« J’ai hâte de connaître davantage l’Université d’Ottawa. Pour moi, il s’agit d’un nouvel univers. Je sais déjà que les gens sont fiers de leur université et j’ai bien envie de la découvrir.» — David E. Graham

 
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