Science et médias se rencontrent

Publié le mercredi 3 juin 2015

Par: Brandon Gillet

Professeur au Département de biologie, Adam Brown se spécialise dans l’enseignement et la communication des sciences. Sa série vidéo, produite en partenariat avec Production Maverix, une entreprise locale, veut donner aux étudiants les moyens de vulgariser les connaissances scientifiques et de les rendre attrayantes à ceux et celles qui n’ont pas tendance à s’y intéresser.

« À l’université, on apprend aux étudiants à parler sciences à d’autres scientifiques, explique-t-il. On néglige certains aspects, comme la communication des sciences au grand public. »

Les scientifiques ont leur propre jargon et une culture toute technique. Quand ils parlent aux gens ordinaires, ils doivent se faire ambassadeurs, et non seulement enseignants. Inspiré par son expérience dans les arts de la scène – il a notamment participé aux émissions de The Nature of Things, à Ted Talks et aux programmes pour enfants de TVO –, le professeurBrown a lancé sa série vidéo pour compléter le cursus, qui négligeait l’aspect public de la communication des sciences.

Professeur Adam Brown

« C’est un monde tout à fait différent, remarque-t-il. On n’est plus en sarrau, dans un laboratoire, en train de parler en jargon avec des collègues. »

Regina Palamar, récemment diplômée et animatrice de deux de ces vidéos, a beaucoup aimé l’expérience. Le professeur Brown, qui supervise sa thèse, lui a suggéré de participer à la série pour améliorer ses qualités de vulgarisatrice scientifique et se familiariser avec différents médias.

« L’expérience a été très concluante, se réjouit l’étudiante. Non sans quelques frustrations, comme pour tout projet exigeant du temps, mais divertissant, révélateur et inoubliable. »

Le plus important dans tout ça ? Apprendre à écrire en fonction d’un public spécifique, pendant la phase de coordination avec les partenaires.

« J’ai dû adapter mon style de communication aux besoins de la vidéo, raconte-t-elle, pour que l’information soit comprise par une variété de publics différents. »

La production elle-même a constitué une nouveauté. Il a fallu toute une journée pour tourner : prises de vue, temps d’attente, nouvelles prises, délais de montage et de démontage.

« À la fin de la journée, j’avais une faim de loup et j’étais morte de fatigue. Mais ça valait la peine. »

La série, qui devrait compter une douzaine de vidéos, se penche sur le développement durable, un enjeu majeur pour l’Université. Quand ces vidéos seront-elles présentées ? On l’ignore pour le moment, car les produire exige temps et argent. Le professeur Brown mène le projet à temps perdu et Production Maverix y participe à titre gracieux.

« C’est important d’en parler, conclut-il. À notre époque, les vidéos se répandent comme une traînée de poudre. »

Le professeur compte filmer des exposés d’étudiants, pour leur donner l’occasion de présenter leurs travaux de recherche non seulement aux scientifiques, mais aussi au grand public. Les trois premières vidéos sur le développement sont disponibles sur la chaîne YouTube The Green Scene: Sustainability uOttawa, mais leur auteur espère bientôt pouvoir les loger sur le site de l’Université d’Ottawa.

 

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