Deux chercheurs de l’Université éclairent la conseillère scientifique en chef du Canada sur la COVID-19

Publié le jeudi 19 mars 2020

Gros plan d'une cellule virale du coronavirus

« Inondations, séismes, feux de forêt, vagues de chaleur, SRAS, H1N1, et maintenant, la COVID-19 – notre monde n’est pas à court d’adversité », avance Louise Lemyre, professeure de psychologie à l’Université d’Ottawa. 

Pour faire face à cette nouvelle épreuve, la conseillère scientifique en chef (CSC) du Canada, Mona Nemer, a réuni un panel multidisciplinaire de chercheurs pour l’aviser des plus récentes percées concernant la COVID-19. Ces renseignements aideront la CSC à présenter au premier ministre et au gouvernement du Canada les plus récentes recommandations qui s’imposent.  

Ce groupe d’experts se compose d’éminents scientifiques canadiens qui se réuniront à intervalles réguliers. Parmi eux se trouvent deux professeurs de l’Université d’Ottawa, qui éclaireront de leurs conseils la CSC sur les questions du risque et des sciences comportementales. 

Le professeur Daniel Krewski dirige le Centre R. Samuel McLaughlin d’évaluation du risque sur la santé des populations à l’Université d’Ottawa. Le Centre se spécialise notamment en épidémiologie de l’environnement et du travail, en biostatistique et en évaluation du risque sur la santé des populations.  

La professeure Louise Lemyre enseigne quant à elle la psychologie sociale et communautaire à la Faculté des sciences sociales. Ses recherches portent sur le stress social, environnemental et organisationnel, la perception du risque, la prévention et la résilience, la santé des populations et l’engagement communautaire.  

« Je m’efforce de mieux documenter et comprendre la réaction et le comportement des gens en situation de crise majeure, puis de déterminer comment utiliser ces enseignements pour optimiser les mesures et accroître le bien-être des personnes », explique la professeure.  

Les éclairages du panel auront une incidence majeure sur la façon dont le Canada orientera ses politiques publiques, de même que ses programmes et ses mesures concernant divers aspects de la santé et la sécurité publiques.  

« Je conseillerai la CSC sur les sciences comportementales et les aspects psychosociaux de la gestion de la pandémie : ce que les recherches d’hier et d’aujourd’hui nous révèlent sur la façon dont les gens perçoivent le risque, assimilent l’information, réagissent, évaluent leurs priorités et leurs choix, prennent des décisions, adaptent leur comportement, observent les recommandations et proposent des solutions originales, et ce, à travers l’histoire et dans divers contextes. Ces recherches viendront s’ajouter à celles réalisées en épidémiologie et en infectiologie, puisque toute contre-mesure s’accompagne d’une composante comportementale. » 

Haut de page