De Kandahar à l’Université d’Ottawa

Publié le lundi 18 mai 2015

Roya Shams is looking forward to studying at uOttawa, with support from the Roger Guindon Scholarship Fund.

Roya Shams, 19 ans, est arrivée au Canada en 2012 grâce à une campagne de financement menée auprès des lecteurs du Toronto Star et aux donateurs de l’organisme caritatif Femmes canadiennes pour les femmes en Afghanistan. Pendant qu’elle était toujours à Kandahar, Roya avait passé l’examen d’admission au Collège Ashbury, un pensionnat sélect d’Ottawa, qui lui avait offert une bourse couvrant la totalité de ses études. À quelques semaines de l’obtention de son diplôme d’études secondaires, elle envisage avec bonheur ses études prochaines à l’Université d’Ottawa, avec l’appui du Fonds de bourse Roger-Guindon.

La jeune Afghane, qui étudiera à l’École de développement international et mondialisation de la Faculté des sciences sociales de l’Université, espère faire carrière en droit international.

« Depuis l’âge de 11 ans, je veux aider d’autres filles et femmes qui n’ont pas eu ma chance d’aller à l’école et de poursuivre une carrière, raconte-t-elle. Après l’assassinat de mon père, tout est devenu dangereux. Je ne pouvais plus aller à l’école… Ma mère et ma famille m’interdisaient même de sortir de la maison. »

Roya a donc suivi des cours par Internet et, avec l’aide de Paul Watson et du Toronto Star, elle est venue au Canada étudier au Collège Ashbury. Elle dit qu’elle rêvait d’étudier un jour à l’Université d’Ottawa et que ce rêve est enfin devenu réalité.

« Je n’arrive même pas exprimer à quel point je suis heureuse, dit-elle. J’adore les langues, et c’est une école bilingue dans la capitale du Canada. Tout ce qui concerne cette université correspond à mes champs d’intérêt. »

Roya adore prendre part à des débats, surtout sur des questions d’ordre international, et faire du bénévolat. Elle compte poursuivre ces deux activités à l’Université. Elle souhaite ainsi s’inspirer encore de la vie de son père.

« Quand j’étais très jeune – cinq ans environ – et que mon père était policier, je lui prenais son foulard et le mettais sur ma tête. Ça me rendait très heureuse, se souvient la jeune femme. Il est mon inspiration quotidienne; il m’amène à faire de mon mieux pour les femmes et pour tous les êtres humains. »

Quand on lui demande si elle retournera un jour en Afghanistan pour faire profiter son pays de son éducation, elle répond : « J’ai tellement d’objectifs; promettre moins et faire plus, c’est ma devise. Je servirai l’humanité là où elle voudra bien que je la serve. Que ce soit en Afghanistan, en Afrique ou même au Canada. Je serai très heureuse de faire une contribution pour aider les gens, même la plus minime qui soit, parce que j’aurai travaillé fort pour me rendre là où je veux aller. »

Lisez le récit de son extraordinaire périple de Kandahar à Ottawa dans un récent article de Paul Watson, lauréat du prix Pulitzer et journaliste au Toronto Star.

Haut de page