Quand l’amour des maths et l’esprit de communauté mènent à une bourse Schulich Leader

Publié le mardi 28 septembre 2021

 Le portrait de Madelin Rioux, à droite, et sa plongée sous-marine, à gauche

Madelin Rioux

C’est par un jour de mars glacial que Madelin Rioux a appris une nouvelle qui lui a vite fait oublier la météo : elle était lauréate d’une bourse Schulich Leader. « Je travaille depuis que je suis en 9e année, j’étais donc plus qu’enthousiaste à l’idée de pouvoir me concentrer uniquement sur mes études », affirme-t-elle.

La bourse est l’une des plus généreuses au Canada : 100 000 $ pour le génie et 80 000 $ pour les sciences et les mathématiques. Elle vise à couvrir tous les besoins financiers des étudiantes et étudiants de premier cycle les plus prometteurs et brillants des STIM afin qu’ils puissent se consacrer à leurs études et deviennent la prochaine génération d’innovatrices et d’innovateurs en technologie.

Chaque école secondaire canadienne peut soumettre la candidature d’un élève par année, mais seulement 100 d’entre eux reçoivent une bourse. Madelin, qui faisait partie d’un bassin de 1 500 candidatures potentielles, a été sélectionnée en raison de l’équilibre entre sa vie scolaire et ses autres intérêts.

« J’ai fait mon secondaire dans la ville de Collingwood en Ontario, et j’ai suivi tous les cours de sciences et de maths que je pouvais. J’ai aussi été entraîneuse de cheerleading et je suis devenue gestionnaire d’un McDonald’s à seulement 17 ans », continue-t-elle. Juste avant la pandémie, elle s’est initiée à la plongée et est partie à la découverte des coraux des îles Caïmans et des naufrages du lac Ontario.

Madelin croit que sa candidature est sortie du lot à l’Université d’Ottawa grâce à une lettre de recommandation de son enseignant en physique, qui y affirmait « qu’elle posait toujours des questions et n’avait pas peur de creuser pour obtenir des réponses. »

Madelin étudie en science des données, un programme de baccalauréat bidisciplinaire en informatique et en mathématiques, dans le régime d’enseignement coopératif. Elle a hâte de retrouver les cours en présentiel, d’explorer la ville et de rencontrer de nouvelles personnes.

Même si elle envisage de travailler quelques années en informatique pour une compagnie d’envergure comme Google, Apple ou Tesla, ce n’est pas son but ultime. « Je veux avoir ma propre compagnie. J’ai envie d’être mon propre patron. »
 

 Le portrait de Affaan Ali, à gauche, et et lui en train de donner un cours de mathématiques, à droite.

Affaan Ali

Pour ce qui est d’Affaan Ali, il n’a pas toujours eu la bosse des mathématiques. C’est grâce au tutorat auquel ses parents l’ont inscrit en 8e année qu’il a eu la piqûre. En seulement un an, il est passé d’élève à tuteur. Il a même lancé sa propre entreprise de tutorat en mathématiques dans sa ville natale de Cornwall, à l’aide d’un programme d’entrepreneuriat pour les jeunes.

« J’adorais être tuteur, donc en 10e année, j’ai présenté mon projet d’entreprise de tutorat en maths à la ville et j’ai obtenu une bourse de 3 000 $. Je me suis occupé de l’entreprise pendant un an, puis la COVID-19 est arrivée, et j’ai décidé de faire du bénévolat à mon école pour aider le personnel enseignant pendant mes périodes libres. Je me suis dit que je pouvais bien aider les gens à se sentir plus à l’aise en maths. »

Affaan a aussi prêté main-forte lors de l’organisation de concours de maths destinés aux jeunes. Il a en outre participé au prestigieux concours de mathématiques de Waterloo, qu’il a remporté chaque année pour son école. En plus de sa passion pour l’enseignement des mathématiques, Affaan est un musicien accompli. « La musique a toujours été mon passe-temps préféré », affirme-t-il. Il a joué de la clarinette dans l’orchestre de son école, avec lequel il a gagné une médaille d’or au Cornwall Kinsmen Music Festival. La même année, il a remporté une médaille d’argent pour son solo.

Même avec cette feuille de route impressionnante, il était sous le choc lorsqu’il a appris qu’il obtiendrait une bourse Schulich Leader. « Je suis tombé des nues », avoue-t-il. « Jamais je n’aurais cru que je gagnerais. »

Affaan dit qu’il doit ses succès à ses parents, deux médecins du Bangladesh qui n’ont pas pu pratiquer au Canada. « Mon père a fait un retour aux études et a obtenu son permis de pratique d’infirmier pendant que ma mère s’occupait de la famille. Je vais toujours être reconnaissant des sacrifices qu’ils ont faits. Sans eux, je n’aurais jamais pu obtenir cette bourse. »

Affaan a hâte de commencer son baccalauréat bidisciplinaire en mathématiques et en économie. « Les mathématiques me passionnent et l’économie m’intéresse d’un point de vue personnel, donc ce programme est fait pour moi. Je veux me rendre le plus loin possible en maths, puis un jour mettre en application ce que j’ai appris pour créer quelque chose qui améliorera le monde. »

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