Une recherche d’équité

Publié le mercredi 27 janvier 2016

Kim Kirton standing wearing a shirt with the Balance logo on it.
Kim Kirton portant un chandail décoré du logo de The Balance Project.
Par Mike Foster

Les soldes de janvier nous proposent des vêtements à bas prix, mais nous ignorons souvent où et par qui ils ont été fabriqués. Désireuse de trouver des vêtements produits de manière éthique et écologique, Kim Kirton a mis sur pied The Balance Project, une entreprise d’entrepreneuriat social.

L’étudiante de troisième année en développement international et mondialisation à la Faculté des sciences sociales se sentait l’obligation morale de devenir plus socialement responsable. Pour elle, le déclencheur aura été les incendies ayant causé la mort de travailleurs de l’industrie du vêtement au Bangladesh.

« J’avais le désir de contribuer à changer les choses. Je suis née en Chine, où j’ai été donnée à l’adoption. Je me suis toujours demandé ce qui me serait arrivé si j’étais restée à l’orphelinat. Aurais-je abouti dans un atelier d’exploitation? À quoi aurait ressemblé ma vie en tant que travailleuse de l’industrie du vêtement? J’ai donc commencé à faire de la recherche sur les gens qui fabriquent ce que je porte », raconte-t-elle.

Au début de l’année dernière, avec un groupe d’étudiants de toutes les facultés de l’Université d’Ottawa, elle a lancé une campagne de financement pour démarrer The Balance Project. À la fin de mars 2015, elle avait ainsi réuni près de 8 000 $. Cet argent a servi à payer une première commande de t-shirts et de chandails à col rond, qui ont été vendus dans des activités de promotion de petites entreprises, comme l’Ottawa Makers Market.

Chandail de coton décoré de chiffres romains.

Au départ, l’intention était de verser une partie des profits à des projets de microcrédit venant en aide aux producteurs de coton biologique en Inde. L’été dernier, grâce au Bureau international et à un programme d’échange culturel offert par le gouvernement ontarien et l’État indien du Maharashtra, Kim a pu se rendre à Pune, en Inde, où elle a travaillé avec l’ONG Chaitanya dans le but d’en savoir plus sur les cultivateurs et la chaîne d’approvisionnement.

Mais elle a alors pu constater qu’il est impossible de s’assurer que les matières premières proviennent bien de sources équitables, à moins d’être sur place en permanence. De plus, fournir du microcrédit aux producteurs n’était pas viable financièrement pour l’entreprise, et les ONG étaient mieux placées pour le faire. Le Balance Project a donc modifié son modèle d’entreprise et s’approvisionne désormais auprès d’un fournisseur canadien. Le principe fondateur, explique Kim Kirton, reste toutefois le même : savoir exactement d’où proviennent nos vêtements.

Le 5 décembre, The Balance Projet lançait sa collection d’hiver. Une soirée de prélancement à HUB Ottawa lui a servi à remercier ses mentors, comme Luc Lalande, directeur exécutif du Carrefour de l'entrepreneuriat de l’Université d’Ottawa, et Stephen Daze, Entrepreneur en résidence Dom Herrick de l’École de gestion Telfer. Jusqu’à présent, l’entreprise a vendu 200 articles et réalisé un chiffre d’affaires de 8 200 $.

The Balance Project offre également une vitrine aux artistes canadiens locaux, en faisant imprimer leurs œuvres sur ses t-shirts. Grâce aux médias sociaux (mot-clic #canadianartist), Kim a lancé un concours de photo à cette fin.

L’étudiante est convaincue : « Malgré les défis que nous devons relever en matière de financement et de demande, j’aide les consommateurs à prendre conscience de l’impact de leurs achats partout dans le monde et à faire des choix éclairés en faveur d’un mode de vie plus équilibré, plus équitable et plus responsable socialement. »

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