Avant de devenir professeure à l’Université d’Ottawa, elle a enseigné en études des femmes à l’Université Carleton (aujourd’hui FIST), où elle a rencontré plusieurs de ses amies les plus chères, telles la professeure Rena Bivens (aujourd’hui professeure associée en communication à Carleton) et la professeure Aubrey Anable (aujourd’hui professeure associée en études de cinéma à Carleton). À l’Université d’Ottawa, la professeure Scott donne des cours de premier cycle et des séminaires aux cycles supérieurs tant en français qu’en anglais. Comme plusieurs professeures de l’Institut, elle a grandement bénéficié du mentorat généreux du professeur Michael Orsini tout au long de son parcours à uOttawa. La professeure Scott aime particulièrement enseigner le cours FEM 1100 Femmes, genre, féminisme : une introduction, qu’elle donne chaque année depuis 15 ans. Elle aime également enseigner FEM 5300/5700 Théories féministes et FEM 8501/8501, le séminaire professionnel de doctorat. Elle dirige des étudiant.e.s à la maîtrise et au doctorat, notamment sa première doctorante Celeste Orr dont la thèse est devenue un ouvrage primé intitulé Cripping Intersex (UBC Press). La professeure Scott participe régulièrement aux débats publics en publiant des éditoriaux notamment dans Le Devoir 2015, Le Devoir 2020, La Conversation 2018 et Le Ottawa Citizen 2020 . Avec ses collègues de l’IEFG, elle s’est également lancée dans plusieurs plaidoyers pour les toilettes inclusives, la liberté académique, et la justice pour la Palestine.
Elle est chroniqueuse invitée pour la revue Voix et Images, où elle écrit sur l’état des études queer au Québec. Par exemple, sa chronique intitulée “La suprématie blanche, le colonialisme et le queer” paraîtra bientôt dans le dernier numéro de la revue. Elle est également membre du comité consultatif de la collection New Directions in Francophone Studies: Diversity, Decolonisation, Queerness, publiée par la presse universitaire d’Édimbourg. Elle a par ailleurs été pendant nombreuses années membre associée de l’équipe de recherche en études queer au Québec (ÉRÉQQ). Un autre moment marquant dans sa carrière a été sa participation à un rassemblement éducatif à Kahnawake, sur le territoire mohawk, au cours duquel une douzaine de chercheur.e.s venu.e.s de tout le Canada ont écouté des aîné.e.s mohawks, des chercheur.e.s et des artistes, partager leurs enseignements dans le cadre d’un projet financé par le CRSH (‘‘Approches autochtones du canon littéraire et visuel’’ Lauren Beck et David Garneau). Même si elle n’a jamais assez de temps pour faire tout ce qu’elle souhaite, la professeure Scott est reconnaissante d’avoir pu participer à ces différents forums.
Au fil des années, la professeure Scott a écrit sur les œuvres d’auteur.e.s tels qu’An Antane Kapesh, Nelly Arcan, Dany Laferrière, Billy-Ray Belcourt, Sergio Kokis, Tomson Highway, Marie-Claire Blais, Virginia Pésémapéo Bordeleau, Pierre Vallières, Ying Chen, Félix-Antoine Savard, Michèle Lalonde, Michel Jean, Lionel Groulx, Georges Sioui, Jean Désy, Louis Hamelin, Véronik Picard Yokwas Yänenda’yeh et Anya Nousri. Bien qu’elle publie principalement en français, elle a parfois rédigé des articles en anglais, comme son texte, ‘‘How French Canadians Became White Folks, or Doing Things with Race in Quebec’’, paru dans Ethnic and Racial Studies, et plus récemment, ‘‘Colonial Constraint, White Supremacy, and Ceding Authority in An Antane Kapesh’s Eukuan nin matshi-manitu innushkueu’’ paru dans Studies in Canadian Literature. En français, la professeure Scott a écrit sur le rôle que jouent certaines formes de masculinité québécoise dans la construction du discours ‘‘métis’’ (‘‘Le ‘feeling’métis au masculin au Québec et son héritage colonial’’, La revue d’études autochtones, 2024). Et elle est particulièrement fière de sa contribution à un numéro spécial de Voix plurielles en 2022, ‘‘La blanchité sous la loupe des écrivains autochtones’’, dans laquelle elle analyse les écrits de plusieurs écrivains et écrivaines autochtones qui abordent et nomment explicitement la blanchité avec curiosité, compassion et colère.
S’il y a un dénominateur commun des travaux de professeure Scott, c’est son engagement à développer des pratiques de lecture et d’écriture décoloniales, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur de la salle de classe. Les méthodologiques qui ont guidé ses recherches et sa pédagogie vont continuer à orienter son travail dans le cadre de ce projet de chaire conjointe. Par exemple, elle continuera à réfléchir à ce que cela signifie d’être investie dans des pratiques décoloniales, tout en reconnaissant qu’elle ne peut pas toujours s’extraire du contexte colonial qui oriente ses responsabilités et ses relations. Elle demeure engagée à mettre au premier plan les chercheur.e.s et les expert.e.s BIPOC dont les travaux, les outils analytiques, les questions, et les idées nourrissent et orientent sa propre quête de savoir. Cette approche guidera son projet de travail en tant que titulaire de la chaire conjointe. Alors que nous développons nos connaissances féministes de l’intelligence artificielle sur le campus, les activités de la chaire conjointe valoriseront les contributions et le leadership des chercheur.e.s, militant.e.s et artistes handicapé.e.s, trans et BIPOC.
Chaire conjointe en études féministes et de genre
Corrie Scott PhD.
Pavillon des Sciences sociales, pièce 11037
Adjointe à la Chaire conjointe en études féministes et de genre
Hajar Bouainin
Pavillon des Sciences sociales, pièce 11002
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