Une célébration de l'esprit d'entrepreneurship des étudiants

Publié le mardi 18 novembre 2014

Par Brandon Gillet - Valerie Charbonneau - Mike Foster - Johanne Adam

C'est la Semaine mondiale de l'entrepreneuriat et l'Université d'Ottawa tient à souligner l'événement. La Gazette à lancé un appel aux étudiants sur les médias sociaux pour savoir s'il se trouvait des entrepreneurs parmi eux. Plusieurs ont répondu à l'appel. Découvrez ici quelques étudiants-entrepreneurs sur le campus.


Comment ne jamais oublier ces instants magiques que sont les fiançailles, les noces ou autres occasions mémorables? Il suffit d'appeler Shelby Lisk et Simon Stiles.

Le duo de photographes Shelby+Simon propose une perspective unique pour capter ces précieux moments. Les deux photographes cherchent à rejoindre des clients aux goûts et aux idées d’exception, des clients qui « défient les conventions », en refusant par exemple le mariage traditionnel à l'église.

Finissante au baccalauréat en arts visuels de l'Université d'Ottawa, Shelby Lisk dirige la galerie 115 sur le campus. Quant à Simon Stiles, qui se consacre à plein temps à son entreprise de photographe, son aventure photographique a commencé il y a sept ans lorsqu'il était musicien dans les clubs d'Ottawa. Pour économiser de l’argent sur les frais de photographe, il s'est mis à prendre lui-même des photos de ses spectacles.

Quand il s'est retrouvé tout seul pour un travail important et urgent, il a fait appel à Shelby et à une autre personne. Ainsi est né le duo Shelby+Simon, qui depuis a monté un impressionnant portfolio, reçu des recommandations et accueilli les mêmes clients plusieurs fois. Le duo publie un blogue dans lequel il présente des séries vidéo comme Meet the Artist [Rencontrez l'artiste].

Quelle nouvelle aventure attend à présent le duo Shelby+Simon? Au terme des études de Shelby et à la fin de l’été prochain, qui sera accaparé par la prise de photos de mariage, le duo compte sillonner l'Amérique du Nord dans sa camionnette. Ainsi pourra-t-il immortaliser son aventure sur la pellicule, ce qui enrichira son portfolio et lui permettra de tisser des liens d'affaires partout sur le continent.


La compagnie Fira Soft a été fondée par trois amis qui étudiaient alors à l’Université de Brasilia. Un de ceux-là, Felipe de Moraes Modesto, aujourd’hui doctorant en informatique à l’Université d’Ottawa, qui prépare la constitution de son entreprise en société au Canada.

Ce qui était au départ un projet personnel a pris de l’envergure à la suite d’un cours d’entrepreneuriat que les trois ont suivi en 2011.

L’entreprise donne dans le divertissement et la publicité, et cible le public adolescent et jeune adulte. « La première année, raconte Felipe, nous avons remporté quelques concours de développement de jeux au Brésil, ce qui nous a donné la visibilité dont nous avions besoin. Quand notre expérience et notre portfolio se sont enrichis, nous avons obtenu notre premier client d’affaires et nous nous sommes enregistrés comme entreprise. »

Deux ans plus tard, 16 personnes travaillaient pour eux à leur division de Brasilia, ils amorçaient une expansion au Canada et ils menaient plusieurs projets de front. Selon Felipe, l’entreprise est devenue très rentable et elle a dû se relocaliser en raison de la taille de l’équipe.

« Nous sommes maintenant six partenaires, ce qui veut dire que ma part d’actions est passée de 33 % à 20 %, mais aussi que je peux m’adresser à de grandes sociétés. »

À titre de directeur artistique, son travail consiste à diriger l’équipe pour que les jeux en développement soient divertissants. « C’est donc moi qui supervise la conception du jeu, l’histoire du jeu et la jouabilité. Je veille à ce que le jeu corresponde à l’idée que nous avions au départ et qu’il raconte l’histoire que nous voulons raconter. En tant que programmeur, j’ajoute des éléments pour accroître la jouabilité, allant de simples boutons à l’intégration de Facebook à la dynamique du jeu. »


Nicholas Guérin, étudiant de 20 ans en troisième année de psychologie avec mineure en administration des affaires, a fondé sa propre entreprise de paysagement, Eco-Tonte, dans l’Outaouais québécois.

Ce jeune entrepreneur, qui tond les gazons depuis l’âge de 13 ans, dirige maintenant une équipe de deux personnes qui, outre la tonte du gazon, taillent des haies et étendent du paillis. Sa soixantaine de clients lui permet de payer les salaires, les dépenses et ses droits de scolarité à l’Université d’Ottawa.

« Il faut être extrêmement organisé. Chaque minute compte. Je commence ma journée à 7 h et je vais à mes cours en soirée. J’organise mon horaire en fonction de ma charge de travail : quand le travail ralentit à la fin de l’été, mon horaire d’études se remplit, explique Nicholas. Mai et juin sont les mois payants. C’est beaucoup de travail, il y a beaucoup de hauts et de bas. C’est comme avoir un enfant : il faut le nourrir tout le temps. L’important, c’est d’assurer la satisfaction des clients. Et j’ai une clientèle très fidèle. »


Rebecca Thérèse Bradley, 21 ans, étudiante de quatrième année au baccalauréat en commerce, option comptabilité, a fondé Pink Bow Tie, une boutique qui vend des accessoires pour femme, des bijoux, des sacs à main, de la poterie et des articles de Noël à Vankleek Hill.

Rebecca consacre environ 16 heures par semaine à son entreprise, qui compte quatre employés, en même temps qu’elle étudie. Tout a commencé quand la boutique de poterie où elle travaillait a élargi ses opérations et quitté Vankleek Hill. Grâce au programme Entreprise d’été du gouvernement de l’Ontario, elle a décidé d’ouvrir sa propre boutique.

« J’ai fini par gérer l’entreprise à la fin de l’été, explique-t-elle. Ça m’a permis de laisser aller mon côté créatif. C’est amusant, mais beaucoup plus stressant qu’un emploi ordinaire. Même quand je n’y suis pas, je continue à m’occuper de mes affaires. Il ne suffit pas de se présenter au travail et de toucher sa paye; il faut s’occuper des ventes, faire de la promotion. Il faut aussi trouver les bonnes personnes pour former une bonne équipe. »


Un groupe d’étudiants de l'Université d'Ottawa a lancé une nouvelle application de type réseau social appelée Spootr, qui permet d'échanger avec d’autres étudiants de façon spontanée et anonyme sur ce qui se passe sur le campus.

Un lien est établi avec les comptes Facebook et Twitter des participants uniquement s’ils cliquent sur « J'aime » ou s’ils commentent un billet anonyme.

Cette application permet de diffuser des opinions sincères que personne ne modifiera et dont on peut parler entre pairs sur le campus.

« En général, les gens utilisent leur profil Facebook pour diffuser leurs photos et parler de ce qui se passe dans leur vie, explique le fondateur et président de Spootr, Basir Ali. Cette application leur permet d'exprimer ce qu’ils pensent et ressentent vraiment à l'université. »

Étudiant en gestion internationale à l'École de gestion Telfer, Basir a commencé à mettre au point cette application dès le mois de mai et s’est appuyé sur l’expertise unique de plusieurs collègues. Hormis Basir, l'entreprise qu'il a créée compte en effet six autres associés : Karan Thakker (coprésident et directeur de la technologie), Prathamesh Morde (développeur Androïd), Sera Erthan (coordonnatrice du marketing), Yash Shah (développeur de bases de données), Mustapha Zine-El-Abidine (programmateur) et Jawed Shukury (conseiller en affaires).

Leur site Web de présentation se trouve à www.spootr.com, mais sera enrichi et modifié d'ici le lancement de l'application en janvier. L'application ne sera tout d'abord accessible qu'à l'Université d'Ottawa, mais ses concepteurs espèrent qu'elle pourra s'étendre d’ici trois ans à d'autres villes canadiennes et à des établissements aux États-Unis et ailleurs dans le monde.


Dès son plus jeune âge, Élizabeth Audette-Bourdeau rêvait d’avoir sa propre entreprise. L’occasion s’est présentée alors qu’elle était âgée de 18 ans. Aujourd’hui, l’étudiante de troisième année en management et entreprenariat à l’École de gestion Telfer, gère non pas une, mais deux entreprises.

« J’ai longtemps joué à la ringuette et à un certain moment, j’ai atteint un niveau suffisamment élevé, ce qui m’a permis d’offrir des cliniques privées à de jeunes joueuses. De fil en aiguille, j’ai bâti une clientèle et mis sur pied des camps d’été et d’hiver, pour finalement offrir des cliniques privées à travers l’ensemble des associations de ringuette au Québec et en Ontario », explique la jeune femme qui, à l’âge de 21 ans, gère une équipe de 10 employés.

Son entreprise, Camp Pulsion, développe en outre des formations pour les entraineurs et les gardiennes de buts. « Il y avait d’importantes lacunes en matière d’encadrement des gardiennes », fait valoir Elizabeth.

Malgré un horaire déjà chargé, l’étudiante voulait relever de nouveaux défis. Elle a alors créé Ambi Collection, une entreprise de distribution de vêtements et d’objets promotionnels.

« Dans le marché, il manquait de vêtements de sport adaptés aux femmes, tout particulièrement pour le hockey », souligne la femme d’affaires.

Après ses études, Elizabeth a l’intention de poursuivre le développement de son entreprise et déjà, elle envisage la création de sa propre ligne de vêtements de sports.


On ne s’en sort plus de nos jours : la réussite ou l’échec d’une nouvelle entreprise dépend bel et bien de sa présence dans les médias sociaux. Pour vous en convaincre, demandez à Lukas Hardonk, propriétaire fondateur de Hardonk Marketing. L’été dernier, à 19 ans à peine et tout juste avant sa première année en communications à l’Université d’Ottawa, il a lancé sa propre entreprise.

Il travaillait pour Bonn Law depuis déjà trois ans le jour où il a fait part à son patron de ses suggestions par rapport à la présence de l’entreprise – ou de sa quasi-absence dans ce cas-là – dans les médias sociaux. De l’époque où il écrivait des chroniques sportives, Lukas avait développé une passion pour les médias sociaux. En un rien de temps, on lui a donc confié la gestion et la surveillance des médias sociaux du cabinet d’avocat. Il a alors choisi de se constituer en entreprise de manière à pouvoir profiter de cette occasion pour grandir et accepter plusieurs clients le temps venu.

« Je n’ai qu’un client pour l’instant, dit Lukas. Je dois d’abord m’habituer au rythme de l’université, alors je garde l’entreprise à mi-chemin entre le temps partiel et le plein temps. »

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