Pour une francophonie forte, diversifiée et internationale

Publié le mardi 5 février 2019

La ministre Mélanie Joly et la professeure Linda Cardinal posent côte à côte.

La professeure Linda Cardinal (à droite) en compagne de Mélanie Joly, ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie. Mme Joly était invitée à prendre la parole à l’occasion d’une conférence sur la francophonie canadienne qui s’est déroulée à l’Université le 31 janvier 2019. Photo : Bonnie Findley

Par Johanne Adam

« La francophonie doit être ramenée au cœur de la mission de l’Université d’Ottawa. » — Linda Cardinal, titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques.

Linda Cardinal tire cette conclusion au terme d’un marathon de 33 consultations à travers l’Université : un travail exhaustif réalisé à la demande du recteur et vice-chancelier Jacques Frémont, qui cherchait à mieux comprendre la situation de la francophonie sur le campus.

Cette enquête approfondie a permis à Mme Cardinal de proposer un plan d’action qui vise à peaufiner le mandat francophone de l’établissement, tant sur la scène canadienne qu’internationale. L’Université d’Ottawa doit s’assurer que sa priorité stratégique qu’est la francophonie soit prise en compte dans l’ensemble de ses activités.

« La francophonie est un levier dans le positionnement de l’Université sur la scène ontarienne, canadienne et internationale. Elle est aussi un vecteur remarquable d’enrichissement pour l’ensemble de notre communauté universitaire », fait valoir Jacques Frémont.

Recommandations

Un recrutement plus ciblé d’étudiants francophones et francophiles figure parmi la quarantaine de recommandations citées dans le rapport. Mme Cardinal ne manque pas de souligner l’importance d’améliorer l’expérience étudiante en français.

« Il faut veiller à la qualité de l’offre de cours, des outils pédagogiques et même des horaires, souligne-t-elle. L’Université doit aussi évaluer son action de façon régulière. »

« Lorsqu’un cours en français est offert à une case horaire peu enviable, la probabilité qu’il soit annulé est très élevée car elle peut réduire de beaucoup le nombre d’inscriptions. Le problème est moins présent pour les cours offerts en anglais car le bassin d’étudiants anglophones est beaucoup plus grand. »

Le site web doit par ailleurs mieux refléter l’importance du fait français à l’Université d’Ottawa. « Nous devons mieux communiquer nos messages à cet effet auprès de tous nos publics cibles », poursuit Mme Cardinal.

Une autre recommandation consiste à attirer des donateurs pour créer un fonds consacré à l’organisation d’activités sur le thème du dialogue des langues et des cultures au sein des mondes francophones.

Afin de mettre en œuvre ce plan, l’embauche d’un dirigeant principal à la francophonie et aux services en français est préconisé.

« Nous voulons mettre en place l’ensemble des actions proposées d’ici les trois à cinq prochaines années », conclut Linda Cardinal.

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