Voici l'étudiante qui n'a tout simplement jamais tort

Publié le vendredi 31 octobre 2014

Par Brandon Gillet

La collation des grades de l’automne de l’Université d’Ottawa, qui a eu lieu le dimanche 2 novembre à la salle Southam du Centre national des Arts, marquait l’entrée dans le monde de 2000 nouveaux diplômés, y compris une finissante tout simplement parfaite.

L’étudiante au baccalauréat en sciences Heather McDonald, 21 ans, a reçu son diplôme en tant que majore de promotion de la Faculté des sciences, ayant obtenu une incroyable moyenne générale de 10 et reçu la médaille d’or de l’Université pour la moyenne pondérée la plus élevée. Ses résultats impressionnants lui ont valu une bourse d’admission pour les trois années de son baccalauréat, des bourses au mérite pour la moyenne générale la plus élevée et surtout, à son avis, d’être admise à la Faculté de médecine de l’Université.

Alors qu’est-ce que c’est exactement une moyenne générale de 10, et comment arrive-t-on à un tel résultat? L’Université utilise un barème officiel d’évaluation à 10 niveaux, où A+ correspond à 10, A correspond à 9, etc. Il est donc possible d’obtenir un 10 au total si même si l’on reçoit un 9 dans un cours, à condition d’avoir suffisamment de 10 dans les autres cours. L’Université arrondit à 10 toute note qui dépasse 9,95.

Parce qu’elle a terminé en trois ans, Heather obtient un baccalauréat général en sciences plutôt qu’un baccalauréat en biomédecine avec option en médecine cellulaire et moléculaire, qui est le programme auquel elle était inscrite. Son grade lui servira d’entrée quand même au premier cycle en médecine.

« C’est assurément la continuité de ce que j’ai appris pendant mes études en sciences, affirme l’étudiante, mais appliqué à la physiologie et à la pathologie du corps humain, ce qui est vraiment cool! »

Pour elle, la capacité de performer aux examens est aussi un élément clé; elle s’en sort plutôt bien à des questions à choix multiples, mais devant un examen pratique, elle « respire à peine ». Le plus important, au fond, c’est de connaître la matière qu’on vous a enseignée.

« En fait, il est beaucoup plus utile d’apprendre véritablement la matière que d’obtenir un 10; je me sers simplement de mes notes comme élément de motivation pour m’aider à apprendre, explique-t-elle. Et maintenant que je suis entrée en médecine, le travail que j’ai fait pour avoir une moyenne de 10 est probablement encore plus important parce que tout ce que j’ai appris de tant de professeurs vraiment extraordinaires, je peux maintenant l’appliquer à mes études. »

L’étude

Il doit falloir s’astreindre à un régime intellectuel extrêmement rigoureux pour arriver à cela, non? Faux; ce n’est qu’une question de logique, semble-t-il. Heather utilise son désir de faire n’importe quoi d’autre que d’étudier pour se concentrer sur son étude. Comme elle n’aime pas rester à la maison le vendredi et le samedi, elle met le travail qu’il faut pendant la semaine de manière à pouvoir mener une vie sociale la fin de semaine.

Il est aussi important pour elle de prendre des pauses, qui lui donnent la force mentale de continuer à travailler le lendemain. Elle se fixe un horaire de travail (ce qu’elle fait depuis la première année du primaire), elle écoute de la musique forte ou rythmée pour rester éveillée et compte beaucoup sur ses amis.

« Au baccalauréat, les étudiants sont à peu près laissés à eux-mêmes. Je suis choyée d’avoir eu de vrais bons amis qui étaient là pour m’appuyer, surtout quand je m’endormais en classe », poursuit-elle.

Le soutien

Heather s’est inscrite au baccalauréat dans l’espoir d’entrer en médecine, mais elle n’avait pas saisi l’ampleur de son intérêt pour les sciences moléculaires, qu’elle attribue à ses professeurs, au personnel de la Faculté et aux laboratoires de l’Université.

« Si je devais encenser un seul élément de l’Université, ce serait le laboratoire du professeur Vance Trudeau, dit Heather. Je pense qu’il est important d’appliquer ses connaissances à quelque chose de réel, et c’est ce que j’ai eu l’occasion de faire dans ce laboratoire exceptionnel grâce au Programme d’initiation à la recherche au premier cycle et à des programmes du CRSNG. »

On pense généralement que les étudiants veulent de bonnes notes parce que réussir leurs cours ne suffit pas et qu’ils pensent à ce qu’ils feront après leurs études. Selon Heather McDonald, ce n’est là qu’un petit élément qui pèse dans la balance. L’étudiante a d’ailleurs un conseil à livrer aux étudiants qui aspirent à une moyenne de 10.

« Le fait d’avoir bien réussi vos études de premier cycle vous aidera certainement dans les années à venir, et il est bien d’avoir un sentiment de fierté pour quantifier ses grands efforts, dit l’étudiante. Assurez-vous toutefois, si vous devez sacrifier quelque chose d’aussi merveilleux que le sommeil, que vous faites quelque chose que vous aimez vraiment. Il est tellement plus facile de réussir quand on aime son programme. »

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