Cœur de verdure

Publié le mercredi 30 mars 2016

Représentation de la Place de l’Université montrant du béton coloré en zigzag entouré d’arbres en feuilles et des promeneurs.
Voici ce que sera la Place de l’Université : une aire utile au cœur du campus principal.
Par Mike Foster

Quand on a déterré une vieille voiture des années 1960 au début des travaux d’aménagement de la Place de l’Université en août 2015, certains se sont demandé, à la blague, si on n’allait pas y retrouver les restes du dirigeant syndical Jimmy Hoffa, disparu sans laisser de trace.

Le mystère n’a toutefois pas ralenti les travaux. Le nouvel espace vert polyvalent au cœur du campus devrait être terminé d’ici quelques semaines. Un grand chapiteau — qui sera utilisé temporairement pour les collations des grades, des galas ou des festivals — sera monté sur la place à la fin d’avril, juste à temps pour l’événement phare de la Semaine des diplômés 2016, Tous ensemble à l’Université d’Ottawa! Au printemps, on y plantera une cinquantaine d’arbres et des centaines d’arbustes et de plantes vivaces, de manière à égayer cette place de 4 000 mètres carrés, utilisée auparavant comme parc de stationnement.

La Place de l’Université, adjacente au Pavillon des Sciences sociales, est un des éléments centraux du plan directeur du campus, qui a valu dernièrement aux architectes Urban Strategies Inc. un des prix d’excellence nationaux 2016 de l’Association des architectes paysagistes du Canada. C’est un espace vert piétonnier en plein cœur du campus principal, où se déroulent la plupart des activités d’enseignement, de recherche et de loisirs.

University Square construction site with coloured concrete paths in a zig-zag pattern. Tarps cover the ground and construction workers are busy.
La construction de la Place de l’Université, où figure du béton coloré, sera terminée dans quelques semaines.

Selon le chargé de projet, Marc Lacelle, la découverte de la carcasse de voiture a été une surprise, mais la police d’Ottawa a rapidement rejeté toute possibilité d’un acte criminel. On pense que la voiture se serait trouvée dans le sous-sol d’une maison démolie dans les années 1970.

« Heureusement pour nous, la découverte n’a pas fait l’objet d’un épisode de CSI, admet M. Lacelle. Elle n’a pas eu d’effet sur notre échéancier ni sur nos coûts, à part créer une certaine effervescence pour une journée et servir plus tard de sujet de conversation amusant. »

D’autres surprises attendaient les travailleurs, mais rien d’atypique pour un chantier dont plus de la moitié des travaux sont souterrains. Il fallait notamment un degré de précision élevé pour assembler tous les composants d’ancrage du chapiteau, de câblage et du système de drainage, d’expliquer M. Lacelle.

« Le temps doux de novembre et décembre nous a donné un bon coup de main, puisque nous avons réussi à couler un demi-acre de béton coloré sans construire d’enceintes chauffées, ajoute-t-il. Nous sommes dans les temps. Nous avons connu quelques pépins, mais c’était prévisible. Tout le monde mettra les bouchées doubles au cours des quatre prochaines semaines pour construire les derniers éléments d’ancrage du chapiteau ainsi que la scène, avant le montage du chapiteau. Les deux dernières semaines d’avril devraient être très excitantes, car nous verrons le produit final prendre forme. »

« They paved paradise and put up a parking lot » (ils ont pavé le paradis et y ont construit un stationnement), déplorait Joni Mitchell dans sa chanson Big Yellow Taxi en 1970. L’Université d’Ottawa, fidèle à l’esprit de sa campagne Défier les conventions, a démoli son parc de stationnement pour en faire une aire paisible et utile.

Quelques données intéressantes :
  • Plus de 100 pieux en acier de 40 pieds ont été enfoncés dans le sol comme points d’ancrage du chapiteau.
  • Un système de gestion des eaux pluviales dédié, comprenant des fosses souterraines de rétention d’eau, ralentira l’écoulement des eaux vers les égouts pluviaux de la Ville d’Ottawa.
  • 2,9 kilomètres de conduits qui serviront à l’alimentation électrique et à la transmission des données vers le chapiteau ont été enfouis dans le sol en un réseau soigneusement planifié. Il est ainsi possible d’organiser des activités et spectacles sans devoir installer des centaines de câbles au sol ni de générateurs bruyants. 
  • Le chapiteau pourra accueillir jusqu’à 3 000 personnes debout ou 1 600 personnes assises devant une scène.
  • Ces travaux ont nécessité 1 200 tonnes de béton, 2,4 kilomètres de planches et 1 000 tonnes de nouvelle terre végétale.
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