Point d’accès unique pour les étudiants autochtones

Publié le jeudi 16 mars 2017

Trois finissants autochtones — deux femmes et un homme qui tient une plume d’aigle — debout sur la pelouse, devant le canal Rideau

Des finissants autochtones, chacun portant une écharpe arborant un symbole de leur nation particulière. Photo : Robert Lacombe

Par Linda Scales

Cette semaine, l’Université d’Ottawa a lancé son Portail autochtone. Créé à la demande de la population étudiante autochtone, le portail a pour but de favoriser la réussite des étudiants et étudiantes autochtones, en leur procurant une panoplie de ressources et d’outils, tels que des renseignements sur des bourses, de l’aide pour utiliser la bibliothèque ou de l’information sur les activités communautaires. Son contenu est le fruit du travail de deux étudiantes autochtones de l’Université, Kiera Brant et Tricia McGuire-Adams.

Kiera Brant leans against a school desk in a classroom. At a desk in the background, a young girl concentrates on her work.

Kiera Brant

Pour réaliser ce projet, Tricia McGuire-Adams, candidate au doctorat à l’École des sciences de l’activité physique, et Kiera Brant, diplômée en éducation, ont consulté les facultés et les services une première fois afin de concevoir et d’élaborer le contenu, puis une seconde fois pour assurer l’exactitude du message.

« Nous nous sommes d’abord penchées sur le genre de ressources qui devraient être disponibles, d’après nous, lorsque quelqu’un envisage d’étudier à l’Université d’Ottawa, puis sur celles que nous utilisons nous-mêmes en tant qu’étudiantes », relate Kiera Brant, qui est Haudenosaunee. « Mon espoir est que le portail devienne une précieuse ressource non seulement pour les étudiants autochtones, mais aussi pour les non autochtones, afin de donner à ceux-ci l’occasion d’enrichir leurs connaissances sur les peuples autochtones. »

Julie Gareau, agente de communication au bureau du vice-recteur aux études, a également participé à l’élaboration du portail. « Nous tenions à ce que les étudiants autochtones soient impliqués, car il s’agit de leur portail », déclare Mme Gareau. « Il s’agit de leur cheminement complet à l’Université d’Ottawa, du début jusqu’à la fin. »

Une grande quantité d’information se trouvait déjà sur le site Web de l’Université. Cependant, selon Julie Gareau, l’idée derrière le portail consistait à créer une sorte de « guichet unique », de façon à tout regrouper en un seul endroit, des outils d’inscription aux renseignements sur les activités culturelles.

A smiling Tricia McGuire-Adams stands before a forested valley that bordered by water in the distance.

Tricia McGuire-Adams

Avant son lancement officiel, le portail a fait l’objet d’une évaluation de la part de groupes de discussion composés d’étudiants autochtones. « Ils étaient à même de nous dire si le contenu était adéquat et bien structuré », explique Mme Gareau. « Les associations étudiantes nous ont également donné leur rétroaction afin que nous puissions nous assurer que le site soit accueillant, facile à naviguer et bien pourvu en matière de contenu utile aux étudiants. »

Tricia McGuire-Adams affirme qu’en tant qu’étudiante Anishinaabe à l’Université d’Ottawa, elle a senti un manque de présence autochtone. « C’est pourquoi je trouve très gratifiant d’être directement impliquée dans la création d’un important espace autochtone sur le campus », ajoute-t-elle.

À présent que le portail a été lancé, le vice-rectorat aux études a transféré la responsabilité de l’administrer et de mettre à jour son contenu au Service d’appui au succès scolaire (SASS), dont relève le Centre de ressources autochtones de l’Université.

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