Symposium sur l’indigénisation et la décolonisation du milieu universitaire

Veuillez noter que les panelistes sont majoritairement unilingues anglais. Les participants peuvent toutefois s'exprimer dans la langue de leur choix et des bénévoles seront présents pour faire la traduction des questions et des réponses.

Indigénisation et décolonisation du milieu universitaire

Depuis la publication des rapports et des recommandations de la Commission de Vérité et Réconciliation (CVR), les établissements d’enseignement ont une plus grande responsabilité envers la réconciliation entre les communautés autochtones et non-autochtones du Canada. Si nous allons renouveler des partenariats éthiques entre ces communautés, nous devons à la fois indigéniser et décoloniser l’université. Cela signifie qu’il faut collectivement créer des moments au cours desquels tous les membres de la communauté universitaire peuvent entendre les voix des peuples autochtones et comprendre le savoir autochtone, les modes de connaissances, le savoir-être et le savoir-faire. C’est le seul moyen dont nous disposons pour réécrire et (ré)affirmer l’histoire et les origines du Canada et de l’Université d’Ottawa. C’est aussi une première étape nécessaire à l’intégration des voix autochtones dans les pratiques quotidiennes de l’Université et un guide pour réviser, avec la collaboration des peuples autochtones, ce qui est enseigné au sujet des Autochtones, à qui et comment c’est enseigné.

Description

Gens participant à une activité pendant le Symposium

Les 27 et 28 février 2017, à l’Université d’Ottawa, le symposium sur l’indigénisation et la décolonisation du milieu universitaire mettra à l’avant-plan des cadres de recherche autochtones, des épistémologies autochtones, ainsi que des modes de connaissances, de savoir-être et de savoir-faire. Ce symposium a comme objectifs de rassembler des étudiants, des membres du personnel et des professeurs provenant de partout dans l’Université d’Ottawa avec des savants autochtones, des chercheurs, des défenseurs, des aînés et des membres des communautés autochtones afin de de renforcer la compréhension, d’entretenir des relations et de construire des ponts. Cet événement est une première étape importante pour paver la voie à d’importants changements systémiques concernant le recrutement, l’enseignement, l’apprentissage, les pratiques de recherche et nos relations avec les communautés autochtones en Ontario et partout au Canada

Programme

Le symposium se déroule sur deux journées, soit le 27 et le 28 février.

Jour 1

Lundi 27 février 2017

Lieu : Pavillon Tabaret, pièce 112 (550, rue Cumberland)

14 h

Inscription

14 h 30 à 15 h

Cérémonie d'ouverture et mots de bienvenue

  • Aîné Skip Ross (Pikwàkanagàn)
  • Sylvie Lamoureux (vice-doyenne aux études de premier cycle, Faculté des arts, Université d'Ottawa)

15 h à 18 h

Exercice des couvertures (exercice d’apprentissage expérientiel bilingue sur l’histoire des relations entre Autochtones et non-Autochtones)

Animation :

  • Shannon Payne (Sakatay Global)
  • Tracy Coates (Université d'Ottawa, Institut d'études canadiennes et autochtones)
  • Katelyn Rita-Marie Cody (étudiante, Université d'Ottawa)
  • Brock Lewis (étudiant, Université d'Ottawa)
  • Aînée Verna McGregor (gardienne des connaissances traditionnellesl, Première Nation Kitigan Zibi)

Cercle de discussion

Animation :

  • Shannon Payne(Sakatay Global)
  • Tracy Coates (Université d’Ottawa, Institut d'études canadiennes et autochtones)
  • Brittany Mathews (étudiante, Université d'Ottawa)

18 h à 20 h

Festin composé de mets traditionnels autochtones pour souligner la position de l’Université d’Ottawa concernant le territoire algonquin non cédé et pour accueillir les participants au symposium

Conférenciers invités :

  • Aîné Skip Ross (Pikwàkanagàn)
  • Aînée Verna McGregor (gardienne des connaissances traditionnelles, Première Nation Kitigan Zibi)

Traiteur : Wawatay Catering

Jour 2

Mardi 28 février 2017

Lieu : Pavillon Tabaret, pièce 112 (550, rue Cumberland)

7 h 30 à 8 h

Inscription

8 h à 8 h 40

Cérémonie d'ouverture et mots de bienvenue

  • Carolyn Laude (Affaires Autochtones et du Nord Canada)
  • Aînée Annie Smith St-Georges (Première nation Kitigan Zibi)
8 h 40 à 10 h 05

Tables rondes – Première partie

Table ronde 1: Respecter la voix des peuples autochtones et apprendre des autres

Panélistes :

  • Romola Thumbadoo (Carleton University)
  • Sheila Côté-Meek (Université Laurentienne)
  • Janice Hill (Queen’s University)

Animateur : Nicholas Ng-A-Fook (Université d’Ottawa, Faculté d’éducation)

Table ronde 2 : Les responsabilités du colonisateur dans le contexte universitaire : comment devenir un meilleur allié

Panélistes :

  • Elder Shirley Williams (Trent University)
  • Paula Anderson (Trent University, étudiante aux cycles supérieures)
  • Heather McGregor (Université d’Ottawa, Faculté d’éducation)
  • Daniel Rück (Université d’Ottawa, Institut d'études canadiennes et autochtones)
  • Paula Sherman (Trent University)

Animatrice : Kathleen Rodgers (Université d’Ottawa, Faculté des sciences sociales)

10 h 05 à 10 h 25

Pause santé

10 h 25 à 11 h 20

Ateliers – Première partie

Groupe 1a : Comment l’Université peut-elle renforcer les relations et le dialogue interculturels avec les peuples autochtones?

Animateur : Warren McBride (Univeristé d’Ottawa, Faculté d’éducation)

Groupe 1b : Comment les établissements scolaires autochtones peuvent-ils aider l’Université d’Ottawa à effectuer des réformes systémiques au niveau institutionnel?

Animatrice : Caroline Andrew (Université d’Ottawa, Faculté des sciences sociales

Groupe 2a : Quels engagements faudrait-il prendre et quels processus faudrait-il instaurer pour resserrer les relations avec les collectivités autochtones sur le plan de l’éducation?

Animatrice : Annette Furo (Université d’Ottawa, Faculté d’éducation)

Groupe 2b : Qu'ont en commun les colonisateurs et les peuples autochtones? Comment l'Université d'Ottawa et les communautés autochtones peuvent-elles mettre à profit ces similitudes pour favoriser la réussite des élèves et des employés autochtones?

Animateur : Scott Simon (Université d’Ottawa, Faculté des sciences sociales)

11 h 20 à 12 h 10

Retour sur les ateliers : Tous les participants se réunissent pour faire le point. Les groupes de chaque atelier choisissent de trois à cinq réponses aux questions et désignent un porte-parole pour les communiquer à l’ensemble des participants.

Animatrice : Carolyn Laude (Affaires Autochtones et du Nord Canada)

12 h 10 à 13 h 10

Dîner

Conférencier : Kariwhakeron Tim Thompson (Membre de la communauté)

Traiteur : Wawatay Catering

13 h 10 à 14 h 40

Tables rondes – Deuxième partie

Table ronde 3 : Conscience historique et responsabilités contemporaines : changer le récit des origines de l’Université d’Ottawa

Panélistes :

  • Diana El Richani (Étudiante, Université d’Ottawa)
  • Aîner Annie Smith St-Georges (Première nation Kitigan Zibi)
  • Emma Anderson (Université d’Ottawa)
  • Brenda Wastasecoot (University of Toronto)

Animateur : Fred McGregor (Gardien des connaissances traditionnelles, Université d’Ottawa, Faculté d’éducation)

Table ronde 4 : L’expérience autochtone à l’Université d’Ottawa

Panélistes :

  • Tracy Coates (Université d’Ottawa, Institut d'études canadiennes et autochtones)
  • Tracey Lindberg (Université d’Ottawa, Faculté de droit)
  • Brittany Mathews (Université d’Ottawa, Étudiante)
  • Marissa Mills (Université d’Ottawa, Étudiante)

Animatrice : Willow Scobie (Université d’Ottawa, Faculté des sciences sociales)

14 h 40 à 15 h

Pause santé

15 h à 14 h

Ateliers – Deuxième partie

Groupe 3a : Comment l’administration centrale de l’Université d’Ottawa pourrait-elle réviser son approche des affaires autochtones? Quelles seraient les occasions de renforcer la présence des étudiants, professeurs et membres du personnel autochtones au sein de la gouvernance de l’Université?

Animatrice : Heather McGregor (Université d’Ottawa, Faculté d’éducation)

Groupe 3b : Quelles sont les possibilités pour l’Université de s’engager auprès des collectivités et des institutions autochtones à augmenter la taille des programmes pour les Autochtones?

Animateur : Kariwhakeron Tim Thompson (Membre de la communauté)

Groupe 4a : Comment l'Université d'Ottawa pourrait-elle, par l'entremise de ses politiques et de ses pratiques, encourager une culture d'inclusion et de respect pour les étudiants, le corps professoral et les membres du personnel autochtones?

Animatrice : Nadia Abu-Zahra (Université d'Ottawa, Faculté des sciences sociales)

Groupe 4b : Comment pourrions-nous augmenter la présence des langues, du savoir et des cérémonies autochtones sur le campus dans le cadre du processus de réconciliation?

Animatrices :

  • Paula Sherman (Trent University)
  • Aînée Shirley Williams (Trent University)
16 h à 16 h 40

Retour sur les ateliers

Animatrice : Carolyn Laude (Affaires Autochtones et du Nord Canada)

16 h 40 à 17 h 10

Mot de la fin et cérémonie

  • Barbara Graves (Université d’Ottawa, Faculté d’éducation)
  • Aîné Skip Ross (Pikwàkanagàn)
17 h 30 à 18 h

Exposition Vérité et réconciliation : que signifie la réconciliation pour vous?

Cérémonie traditionnelle de purification par la fumée et lancement de l’exposition

Lieu : Bibliothèque Morisset, entrée principale, 1er étage

Tables rondes

Les panélistes, provenant d’institutions postsecondaires à travers le Canada, aborderont une variété de thèmes, incluant le respect des voix des peuples autochtones et l’apprentissage mutuel, les responsabilités du colonisateur dans le milieu universitaire – comment devenir de meilleurs alliés, et les expériences autochtones à l’Université d’Ottawa. Les panels et les subséquents groupes de travail aideront à poser les jalons qui apporteront des changements importants à l’ensemble de l’Université d’Ottawa et qui mettront en œuvre les recommandations de la CVR d’indigéniser et de décoloniser.

  • Table ronde 1 : Respecter la voix des peuples autochtones et apprendre des autres
  • Table ronde 2 : Les responsabilités du colonisateur dans le contexte universitaire : comment devenir un meilleur allié
  • Table ronde 3 (bilingue) : Conscience historique et responsabilités contemporaines : changer le récit des origines de l’Université d’Ottawa
  • Table ronde 4 : L’expérience autochtone à l’Université d’Ottawa

Panélistes

Emma Anderson

À venir.

Tracy Coates

À venir.

Sheila Cote-Meek

Vice-présidente associée, programmes scolaires et autochtones, Université Laurentienne

Sheila Cote-Meek est vice-présidente associée des programmes scolaires et autochtones à l’Université Laurentienne, où elle chapeaute les relations avec les facultés ainsi que le développement des programmes autochtones dans diverses disciplines. Elle pilote également la mise sur pied d’un centre d’enseignement autochtone consacré à la culture de l’apprentissage et la quête de savoir autochtones à l’Université Laurentienne. En tant que professeure titulaire à l’École de santé des régions nordiques et rurales, elle s’est forgé une expertise en relations autochtones dans les sphères de la santé, de l’éducation et de la recherche. Sheila Cote-Meek est membre de la communauté Teme-Augama Anishnabai.

Janice Hill

À venir.

Tracey Lindberg

Professeure adjointe, Faculté de droit, Section de common law, Université d’Ottawa

Tracey Lindberg est membre de la Nation As’in’I’wa’chi Ni’yaw, aussi appelée nation crie de Rocky Mountain, et originaire de la communauté de Kelly Lake. Cette diplômée de l’école de droit de l’Université de la Saskatchewan est la première femme autochtone au Canada à avoir décroché un diplôme de l’Université Harvard. Elle serait également la première femme autochtone titulaire d’un doctorat en droit d’une université canadienne. Cette chercheuse maintes fois primée, qui a reçu, en 2007, la médaille d’or du gouverneur général pour sa thèse intitulée Critical Indigenous Legal Theory, est l’auteure de nombreuses publications sur le droit, la gouvernance, les femmes et l’éducation autochtones. Elle est professeure adjointe au Centre for World Indigenous Knowledge and Research et enseigne en études autochtones et en droit autochtone dans deux universités au Canada.

Heather McGregor

À venir.

Marissa Mills

Étudiante de premier cycle, études autochtones et communication, Université d’Ottawa

Dannch’e. Native de Kluane Lake, au Yukon, Marissa Mills est membre du clan Raven et de la nation Southern Tutchone. Elle a amorcé ses études à l’Université d’Ottawa en 2013 après avoir fait un programme de formation comme ambassadrice culturelle autochtone. Avant de venir à Ottawa, Marissa a siégé au conseil de la première nation de Kluane pendant trois ans, représentant la jeunesse et prenant des décisions pour l’ensemble de la communauté. Au cours des deux dernières années, elle a fait partie de l’Association des étudiants autochtones à l’Université d’Ottawa.

Daniel Rück

Professeur agrégé, Département d’histoire, Université d’Ottawa

Daniel Rück enseigne l’histoire du colonialisme et des relations entre Canadiens et Autochtones, ainsi que l’histoire du numérique, l’histoire de l’environnement et l’histoire juridique à l’Université d’Ottawa. M. Rück, dont les ancêtres colonisateurs sont arrivés en Amérique du Nord entre 1860 et 1960 en provenance des îles britanniques et de l’Europe centrale, a vécu en Autriche, en Hongrie et dans l’Ouest canadien. Ses travaux portent sur le régime foncier et l’utilisation des terres dans les territoires des Premières Nations, notamment sur les lois régissant la gestion que font les Autochtones de leurs terres et sur la manière dont les empires et les États-nations se sont opposés à ces pratiques. Daniel Rück travaille avec des sources archivistiques, comme des données d’enquêtes et des cartes historiques, qu’il visualise et analyse au moyen d’outils numériques. Il concentre ses recherches, menées en collaboration avec des experts mohawks, sur l’histoire de la gestion des terres et du colonialisme à Kahnawake.

Paula Sherman

À venir.

Romola V. Thumbadoo (Trebilcock)

Carleton University

Romola Thumbadoo est coordonnatrice bénévole du Cercle de toutes les nations. Ni organisme ni réseau, le Cercle est une écocommunauté holistique qui partage la conviction inébranlable de l’aîné autochtone William Commanda, qui croyait que tous les humains sont fondamentalement des enfants de notre mère la Terre. De fait, quelles que soient la couleur de notre peau, nos croyances ou notre culture, nous appartenons tous à une même famille et devons, ensemble, renouveler notre respect à l’endroit de cette mère absolue.

Née en Afrique du Sud de descendance indienne, Romola Thumbadoo vit au Canada depuis 1970; elle est titulaire d’un baccalauréat spécialisé et d’une maîtrise en littérature anglaise de l’Université McMaster. Elle a travaillé pendant plus de 25 ans au sein du gouvernement fédéral du Canada, principalement en ce qui a trait au système de justice pénale (services correctionnels, services de police, justice et urgences, et justice réparatrice).

Au fil des deux dernières décennies, elle a appuyé bénévolement les efforts de l’aîné Commanda pour faire progresser la sensibilisation à la réalité autochtone, l’harmonie raciale, la consolidation de la paix et la bonne intendance de l’environnement. Elle siège également de façon bénévole au conseil d’administration de Wolf Project, qui met en valeur les efforts pour promouvoir l’harmonie raciale.

Elle a signé Learning from a Kindergarten Dropout (volets 1 et 2), qui porte sur l’œuvre de l’aîné Commanda, et publié un album photo de son exploration en kayak du lac Bitobi, au Québec, en y apportant des éléments de sagesse autochtone.

Romola Thumbadoo réalise actuellement des études doctorales en géographie et en cybercartographie à l’Université Carleton; elle s’intéresse également au discours et à la vision de William Commanda dans l’optique du débat sur le site sacré d’Asinabka (chutes de la Chaudière).

Brenda Wastasecoot

À venir.

Elder Shirley Ida Williams

À venir.

Inscription

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Vous devrez alors remplir le formulaire d'inscription.

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