Combattre les stéréotypes, une étiquette à la fois

Publié le mercredi 9 janvier 2019

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté une femme tenant une feuille de papier où on peut lire « Nerd » et de l’autre, la même femme qui déchire la feuille en souriant.

Par Robert Greeley

Charlotte Abraham est-elle une nerd? L’étudiante d’échange de troisième année apparait dans sa série de photographies intitulée « Je ne suis pas l’étiquette qu’on m’appose » qui invite à repenser certains stéréotypes répandus.

Charlotte Abraham, qui a passé le trimestre d’automne à l’Université d’Ottawa, est rentrée en Grande-Bretagne pour compléter son programme en art et psychologie à l’Université de Reading. Vers la fin de son trimestre ici, elle a pris part à une exposition organisée par la Maison internationale intitulée « À bas les stéréotypes ». Ses photographies, inspirées de la culture populaire, s’attaquent aux stéréotypes pour faire la promotion de la diversité.

Les étudiants et étudiantes pouvaient proposer des œuvres sous n’importe quelle forme. L’étudiante a donc décidé d’utiliser les connaissances en photographie sur 35 mm qu’elle a acquises dans le cadre d’un cours d’art à l’Université d’Ottawa. Équipée de son appareil et d’une pellicule noir et blanc, elle a créé une collection d’images saisissantes en format 8 po sur 10 po.

« La série “Je ne suis pas l’étiquette qu’on m’appose” s’adresse à ceux qui posent des jugements stéréotypés afin de les faire réfléchir à ce qu’ils disent et à l’effet de leurs propos sur les gens », explique Charlotte Abraham. « Montrer que les gens ne correspondent pas toujours aux étiquettes qu’on leur colle est un petit pas de plus vers l’égalité ».

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté une femme noire tenant une feuille de papier où on peut lire « Mais d’où viens-tu vraiment? » et de l’autre, la même femme qui déchire la feuille en souriant.

Le texte sur la feuille de papier se traduit par « Mais d’où viens-tu vraiment? ».

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté un homme d’origine sud-asiatique tenant une feuille de papier où on peut lire « Manges-tu souvent du curry? » et de l’autre, le même homme qui déchire la feuille en souriant.

Le texte sur la feuille de papier se traduit par « Manges-tu souvent du curry? ».

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté une femme d’origine asiatique tenant une feuille de papier où on peut lire « Parles-tu chinois? » et de l’autre, la même femme qui déchire la feuille en souriant.

Le texte sur la feuille de papier se traduit par « Parles-tu chinois? ».

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté une femme portant un voile qui tient une feuille de papier où on peut lire « Forcée » et de l’autre, la même femme qui déchire la feuille en souriant.

Le texte sur la feuille de papier se traduit par « Forcée ».

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté un homme tenant une feuille de papier où on peut lire « Homme insensible » et de l’autre, le même homme qui déchire la feuille en souriant.

Le texte sur la feuille de papier se traduit par « Homme insensible ».

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté une femme tenant une feuille de papier où on peut lire « Nerd » et de l’autre, la même femme qui déchire la feuille en souriant.

Le texte sur la feuille de papier se traduit par « Nerd ».

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté une femme tenant une feuille de papier où on peut lire « Exclue » et de l’autre, la même femme qui déchire la feuille en souriant.

Le texte sur la feuille de papier se traduit par « Exclue ».

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté une femme tenant une feuille de papier où on peut lire « Chouchou du professeur » et de l’autre, la même femme qui déchire la feuille en souriant.

Le texte sur la feuille de papier se traduit par « Chouchou du professeur ».

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté une femme tenant une feuille de papier où on peut lire « Tu portes trop de maquillage! » et de l’autre, la même femme qui déchire la feuille en souriant.

Le texte sur la feuille de papier se traduit par « Tu portes trop de maquillage! ».

Deux photos juxtaposées montrent d’un côté une femme tenant une feuille de papier où on peut lire « Tu portes trop de maquillage! » et de l’autre, la même femme qui déchire la feuille en souriant.

Le texte sur la feuille de papier se traduit par « Trop vieille pour être étudiante ».

 

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