Un réseau modernisé pour favoriser la recherche de pointe à l’Université d’Ottawa

Publié le mercredi 2 juin 2021

Une multitude de faisceaux lumineux.

 

Melike Erol-Kantarci et son équipe ne se contentent pas d’étudier les besoins futurs (voitures à conduite autonome, expériences immersives et usines intelligentes); ils mettent également au point les communications sans fil de nouvelle génération pour répondre à ces besoins. En tant que titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les réseaux sans fil de nouvelle génération activés par l’IA, la professeure Erol-Kantarci explore les technologies intégrant l’intelligence artificielle, ce qui nécessite une puissance informatique hors du commun.

Comme beaucoup de membres de la communauté de recherche de l’Université d’Ottawa, elle fonde son travail sur un ensemble d’algorithmes complexes. Ses recherches dépendent de calculs d’envergure pour réaliser des opérations des simulations et des visualisations poussées de données. Pour ce faire, elle mise sur les plus grandes capacités de traitement et une technologie de réseau dernier cri.

L’annonce de la mise en place d’un point de présence (PoP) d’ORION au centre de données de l’Université d’Ottawa a donc de quoi réjouir la chercheuse et ses homologues. Pour l’Université, il s’agit là d’une étape importante de l’implantation d’une infrastructure robuste et fiable propice à l’innovation et à la découverte.

Les PoP sont des points d’interconnexion réseau. Ils forment l’épine dorsale d’Internet. La relocalisation du point de présence ottavien d’ORION à l’Université d’Ottawa viendra solidifier le réseau au profit de la communauté de recherche, du corps professoral et de la population étudiante et des entreprises de pointe dans la région de la capitale.

«Ces changements aideront à propulser la recherche à l’Université d’Ottawa vers l’avenir», se réjouit le vice-recteur à la recherche, Sylvain Charbonneau. «Les nouveaux partenariats mettront à la disposition de nos équipes de recherche de calibre mondial une infrastructure porteuse d’innovation créatrice.»

Le point de présence d’Orion assure une connectivité à très haut débit dans le corridor Toronto-Kingston-Ottawa-Montréal. Il permet également la tenue de projets de recherche comme celui du programme ENCQOR 5G (Évolution des services en nuage dans le corridor Québec-Ontario pour la recherche et l’innovation), en plus de stabiliser les incontournables services essentiels en période de pandémie mondiale.
 

Melike Erol-Kantarci

La professeure Melike Erol-Kantarci est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les réseaux sans fil de nouvelle génération activés par l’IA.


«L’augmentation des débits de transmission et de la fiabilité est toujours favorable à recherche, d’autant qu’elle profite aux applications 5G et 6G», explique MmeErol-Kantarci. «Mes recherches portent surtout sur des procédés d’avant-garde, et sur les touts premiers stades de développement. Mon équipe et moi tentons d’étayer des fonctionnalités par des simulations complexes et intensives faisant appel à un très vaste ensemble de données. Le lien direct entre notre infrastructure et l’autoroute ORION aura de multiples retombées et nous permettra de tirer le meilleur parti des outils de recherche.»
 

«Ce partenariat constitue une occasion de travailler avec des spécialistes à l’échelle de la province et du pays. Ensemble, nous pourrons offrir à nos communautés respectives un environnement des plus connectés et collaboratifs pour l’apprentissage, l’enseignement et la recherche», précise Martin Payette, directeur principal des services TI et de l’infrastructure de l’Université d’Ottawa. «Nous serons aptes à fournir de nouveaux services grâce à une infrastructure de recherche intégrée. Ces clés nous ouvriront les portes du futur.»

L’Université soutiendra également le Réseau national de la recherche et de l’éducation(RNRE), un regroupement d’infrastructures, d’outils et de ressources humaines qui fait du Canada un chef de file en recherche, en éducation et en innovation. Ce partenariat étendra la portée et la disponibilité du réseau, en plus d’accroître la capacité et d’améliorer la résilience de l’infrastructure afin de permettre une collaboration et un apprentissage requérant un fort volume de données.

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