La toute première aînée en résidence de l’Université d’Ottawa reçoit le prestigieux prix Indspire

Publié le mercredi 11 mars 2020

L’aînée Claudette Commanda qui tient une plume d’aigle dans ses mains

Les prix Indspire comptent parmi les plus prestigieuses distinctions que la communauté autochtone décerne à ses membres. Le vendredi 6 mars, trois diplômées de l’Université d’Ottawa ont reçu le prix de cette année; Claudette Commanda, la toute première aînée en résidence de l’Université fait partie de ces lauréates. Elle a été récompensée pour ses réalisations dans les domaines de la culture, du patrimoine et de la spiritualité. 

Algonquine anishinabe de la Première Nation Kitigan Zibi Anichinabeg, Claudette Commanda est diplômée de la Faculté des arts (1993) et de la Faculté de droit, Section de common law (1997) de l’Université d’Ottawa. Elle a consacré sa carrière à la promotion des droits, de l’histoire et de la culture des Premières Nations.

Une toute première aînée en résidence

La Faculté de droit a créé le rôle d’aîné ou d’aînée en résidence de l’Université d’Ottawa en 2017 afin de faire en sorte que le campus soit sûr et accueillant pour les peuples autochtones ainsi que d’enrichir l’expérience universitaire. 

Mentore dévouée et inspirante, Claudette Commanda était la personne tout indiquée pour assumer ce rôle. Elle a enseigné un peu partout à l’Université, notamment à l’Institut d’études des femmes, à la Faculté de droit, à la Faculté d’éducation et dans le programme d’études autochtones. Ses champs de spécialité sont l’éducation autochtone, les peuples et l’histoire des Premières Nations, les traditions autochtones, l’expérience des femmes des Premières Nations et la décolonisation.

Devenue une mentore et conseillère de confiance par son travail dans divers ministères, Claudette Commanda est actuellement directrice générale de la Confédération des centres éducatifs et culturels des Premières Nations, un organisme national qui tâche de protéger, de promouvoir et de revitaliser les langues et les cultures des Premières Nations. « Si l’on veut améliorer la santé communautaire et développer l’estime de soi chez les jeunes des Premières Nations, il faut que les aînés leur transmettent leur savoir », explique-t-elle. « C’est vraiment pour cela qu’on doit assurer la survie de nos langues et de notre culture. »

Claudette Commanda a aussi été la toute première membre des Premières Nations à siéger au Bureau des gouverneurs de l’Université d’Ottawa.

Des diplômées de l’Université d’Ottawa qui montrent l’exemple

Karen Lawford et Gina Wilson ont aussi reçu le prix Indspire, la première pour ses contributions à la santé des Autochtones et la deuxième pour son travail dans la fonction publique. 

Karen Lawford, de la Première Nation de Lac Seul, détient une maîtrise (2012) et un doctorat (2017) de la Faculté des sciences sociales. Elle est aujourd’hui professeure adjointe au Département d’études de genre de l’Université Queen’s et professeure-chercheuse auxiliaire à l’École d’études autochtones et canadiennes de l’Université Carleton. Toute première sage-femme autorisée et sage-femme autochtone du Canada à recevoir un doctorat et à occuper un poste universitaire, elle milite pour des soins de maternité qui permettent aux femmes de donner naissance dans leur communauté et sur leur territoire. Elle s’est aussi penchée sur la résilience et la résistance des femmes qui doivent quitter leur communauté pour donner naissance. 

Gina Wilson, de la Première Nation Kitigan Zibi, a obtenu son diplôme de la Faculté des sciences sociales en 1998 et a, depuis, occupé des postes de haute direction à l’Assemblée des Premières Nations, à Emploi et Développement social Canada, au Bureau du Conseil privé, à Affaires indiennes et du Nord Canada, à Femmes et Égalité des genres Canada et à Sécurité publique Canada. Dans le cadre de son travail à Résolution des questions des pensionnats indiens Canada, elle a participé à la présentation d’excuses officielles et à la mise en place d’une convention de règlement pour quelque 80 000 survivants et survivantes des pensionnats indiens du Canada.

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