« Ça ne peut pas être vrai! » : Comment améliorer sa littératie numérique

Publié le mardi 29 novembre 2022

Logo médias sociaux

De nos jours, tout le monde se tourne vers les ressources en ligne et les médias sociaux pour obtenir des réponses, mais il est difficile de savoir si l’information qu’on y trouve est exacte. En effet, on entend de plus en plus parler de désinformation et de fausses nouvelles, deux phénomènes dont on analyse même scientifiquement les répercussions sur les résultats d’élection.

Or, les dommages potentiels d’une mauvaise information ont vraiment de quoi faire peur. Voilà pourquoi nous avons tout intérêt à développer notre « littératie numérique ». La littératie numérique est un mélange de curiosité intellectuelle, de conscience qu’il existe des perspectives différentes et d’ouverture d’esprit.

Elizabeth Dubois, titulaire de la Chaire de recherche de l’Université en politiques, communications et technologies et professeure agrégée au Département de communication de la Faculté des arts s’est donné comme but d’aider les gens à acquérir, par l’entremise de ses recherches et du labo virtuel Pol Comm Tech, les outils nécessaires pour remettre en question l’information qui leur est proposée en ligne, ou relayée par tout un chacun autour d’un verre.

Agir sur ce qui est à notre portée

Commençons par le plus évident : la force du nombre. Si vous tombez sur des discours haineux ou du harcèlement sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à le signaler à la plateforme. Ces dernières sont dotées de conditions d’utilisation et de règles communautaires, et des gens ont la tâche de modérer les échanges. Même si le contenu n’est pas retiré immédiatement, les signalements envoient un message clair : ce n’est pas le genre de chose que la communauté utilisatrice tolère! Si assez de personnes expriment ainsi le souhait de voir des échanges plus polis et du contenu plus positif, les plateformes finiront par recalibrer leurs algorithmes et leurs règles communautaires.

Sortir de sa bulle

Il est important de comprendre que les systèmes médiatiques et les plateformes numériques utilisent leurs algorithmes pour présenter du contenu susceptible de faire réagir les internautes, et ce, afin de les garder dans une bulle réconfortante. Pour éviter ce point de vue biaisé, la professeure Dubois recommande de consulter plusieurs canaux de communication et d’information. Vous aurez alors « moins de risques de finir dans un genre de chambre d’écho, un espace où vous entendez toujours les mêmes choses ». Selon elle, il n’est donc « pas nécessaire de faire de gros efforts pour en sortir; un peu de proactivité suffit. »

Haut de page