Éclairez-moi!

Publié le lundi 18 janvier 2016

Collage de pièces à l'intérieur de l'Université d'Ottawa qui reçoivent beaucoup de soleil.

1. Pavillon ÉITI; 2. Passerelle Hamelin; 3. Bibliothèque Morisset, 5e étage; 4. Pavillon des sciences sociales, rez-de-chaussée; 5. Pavillon Desmarais, salon étudiant; 6. Pavillon d’Iorio, salon étudiant.

Par Valérie Charbonneau

C’est l’hiver et vous ne rêvez que de dormir comme un gros ours noir durant toute la période d’hibernation? Rassurez-vous : votre état léthargique est tout à fait normal. Mais à quoi est-il dû?

La grande responsable serait la baisse de l’intensité du soleil, qui affecterait notre horloge biologique.

« Certains chercheurs pensent même que cette baisse de luminosité serait un signal à notre corps pour que nous hibernions, que nous ménagions notre énergie durant cette période où la nature est elle-même en état d’hibernation », rapporte Pierre Gagnon, professeur à l’École de psychologie de l’Université d’Ottawa.

Tout le monde n’est pas atteint de la même façon par le trouble affectif saisonnier (TAS). En effet, les femmes et les jeunes adultes seraient davantage affectés par le blues hivernal. De façon générale, on recense un taux plus élevé de dépression parmi ces groupes.

« Cette tendance se reflète donc encore pour le trouble affectif saisonnier qui est une forme de dépression », explique le professeur Gagnon.

Fait intéressant, plus on s’éloigne de l’équateur, plus le taux de TAS augmente.

« Une étude a démontré que le taux de TAS est de 1,4 % en Floride en hiver, alors qu’il est de 9,7 % au New Hampshire », précise M. Gagnon.

Comment remédier à ce trouble?

Il existe des lampes de luminothérapie qui ont pour but d’imiter l’exposition au soleil lors d’une balade au grand air.

« Alors que la lumière naturelle du soleil peut produire jusqu’à 100 000 lux, le spectre des lampes artificielles ne couvre pas entièrement celui du soleil, c’est-à-dire qu’il produit environ 10 000 lux. Les lampes sont cependant suffisamment bonnes pour déclencher des réactions positives dans notre organisme », explique M. Gagnon.

Il existe cependant quelques inconvénients. En effet, ces lampes sont souvent dispendieuses et le temps d’exposition, qui varie de 30 à 120 minutes par jour, n’est pas négligeable.

Quelle est alors la meilleure option? Certes, aller dehors et profiter directement de la lumière naturelle représente la solution idéale. Toutefois, si votre mode de vie ne vous permet pas toujours ce luxe, pourquoi ne pas profiter de votre période d’études, de vos pauses ou de vos repas pour vous rendre dans les nombreux espaces sur le campus qui laissent entrer la lumière naturelle?

Si vous pensez être atteint du trouble affectif saisonnier

  • 30 minutes par jour de luminothérapie naturelle à l’un des six endroits recommandés sur le campus;
  • une heure d’activités extérieures (par exemple, celles du festival des neiges en janvier).

(Attention, ce traitement n’est pas scientifiquement validé et ne remplace pas l’avis d’un médecin!)

 Au Canada, une personne sur cinq sera atteinte d’un trouble mental.

Si vous ressentez le besoin de parler à quelqu’un ou désirez partager vos inquiétudes, n’hésitez pas à communiquer avec le Service de counselling et de coaching du Service d’appui au succès scolaire (SASS).

Situés au 4e étage du 100, rue Marie-Curie (au-dessus de la pharmacie du campus), les conseillers professionnels du SASS vous aideront en toute confidentialité à affronter les difficultés temporaires de la vie et à développer des compétences vous permettant de relever les défis.

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