Étudier en français? Why not?

Publié le mardi 7 février 2017

Maeghan McGaraughty (Communication) et Priyanka Rawat (Biologie) en sont toutes deux à leur quatrième année d'études dans le Régime d'immersion. Le programme souligne cette année son 10e anniversaire.

Par Marc Gobeil

Pour la majorité des jeunes anglophones qui étudient en français à l’école secondaire, l’exploration de la langue de Molière se termine dès l’obtention de leur diplôme. Certains choisissent toutefois  de poursuivre des études universitaires dans un environnement bilingue.

Le Régime d’immersion en français, qui célèbre cette année son 10e anniversaire, a été créé pour tirer le maximum du bilinguisme de l’Université d’Ottawa et pour permettre aux étudiants francophiles de raffiner leurs compétences linguistiques dans un champ d’études qui les passionne. 

« Je pensais que ce serait très intimidant de suivre des cours de sciences en français, ma langue seconde, raconte Priyanka Rawat, étudiante en biologie originaire de Markham, en Ontario.  Mais j’ai vite constaté que les professeurs étaient disposés à aider et, de plus, que les étudiants francophones étaient parfaitement à l’aise de côtoyer des anglophones en classe. »

Des professeurs de français langue seconde accompagnent par ailleurs les étudiants dans plusieurs cours de première et de deuxième année. Ils ont créé des cours d’encadrement linguistique pour travailler la compréhension et l’expression en utilisant les sujets abordés dans les cours magistraux des étudiants. Les étudiants sont alors mieux outillés lorsqu’ils sont confrontés à un niveau de langage auquel ils ont été peu exposés dans le passé.

Laurence Thibault figure parmi les professeurs accompagnateurs. Elle est à même de constater les défis vécus par ces étudiants.  « Ce n’est pas du tout évident pour certains d’entre eux de comprendre le vocabulaire disciplinaire, ou encore de lire des textes complexes, notamment dans des cours de sociologie ou de politique par exemple. Comme la lecture de ces textes peut prendre deux fois, voire quatre fois plus de temps que s’ils les lisaient en anglais, nous, les professeurs de langue, sommes présents dès le début pour leur permettre de partir du bon pied. »

Si le Régime d’immersion en français connaît un tel succès depuis 10 ans, c’est grâce au courage et à l’ambition des étudiants francophiles ainsi qu’au dévouement du corps professoral et du personnel scolaire.

Le 10e anniversaire du Régime d’immersion sera souligné le 14 février à 15 h 30 au pavillon Tabaret. Étudiants, professeurs et personnel de soutien sont les bienvenus.

Quelques chiffres

  • Au cours des 10 dernières années, les inscriptions annuelles au Régime d’immersion en français sont passées de 200 à 600.
  • En janvier 2017, le Régime d’immersion comptait près de 1 900 étudiants.
  • Depuis 2006, plus de 5 200 étudiants ont fait au moins en partie leurs études en immersion française.
  • Les étudiants en immersion ont occupé 38 000 places dans des cours enseignés en français depuis la création du régime.

Marc Gobeil est directeur du Régime d’immersion en français.

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