Huit pas en avant pour les étudiantes et étudiants autochtones

Publié le lundi 18 juin 2018

Des étudiants autochtones se tiennent la main avec d'autres étudiants de l'Université d'Ottawa dans un grand cercle sur la pelouse de Tabaret.

Par Tareyn Johnson

Kwey, Boozhoo, Tansi, Wachiya,

L’équipe des Affaires autochtones boucle la première année de son nouveau mandat. Voici huit exemples de ce que nous avons accompli et ce sur quoi nous travaillons actuellement dans le but d’approfondir les relations entre les Autochtones et le reste de la communauté universitaire et de faire progresser les questions autochtones.

1. Un nouveau nom, grâce aux aînés de Kitigan Zibi

Le Centre des ressources autochtones s’est vu offrir un nouveau nom par les aînés de Kitigan Zibi. Il s’appelle maintenant le Centre des ressources autochtones Maskawazìwogamig. Ce mot, qui se prononce « mash-ka-oua-zi-oua-ga-mig », est un terme algonquin signifiant « le lieu de la force ». Les étudiants appellent affectueusement le centre « Gamig ».

2. Constitution de l’équipe des affaires autochtones

Brenda Macdougall, titulaire de la Chaire de recherche sur les Métis et déléguée universitaire à la participation autochtone, et moi-même avons complété notre équipe avec l’ajout de deux nouveaux employés au Centre de ressources autochtones. Melanie Neeposh en est la nouvelle coordonnatrice. Appartenant à la Première Nation des Cris de Waswanipi, elle est titulaire d’un baccalauréat ès arts en sciences politiques pré-droit de l’Université Lakehead. Darren Sutherland est quant à lui le nouvel agent de liaison avec la communauté autochtone. Il appartient à la Première Nation de Fort Albany et est en voie de terminer un baccalauréat en linguistique à l’Université d’Ottawa.

Nouveaux membres de l'équipe des Affaires autochtones devant un tableau.

(de gauche à droite) Brenda Macdougall, titulaire de la Chaire de recherche sur les Métis et déléguée universitaire à la participation autochtone; Melanie Neeposh, coordonnatrice du Centre des ressources autochtones Maskawazìwogamig; Tareyn Johnson, directrice des affaires autochtones; et Darren Sutherland, agent de liaison avec la communauté autochtone.

3. Des événements spéciaux en l’honneur des diplômés autochtones

Le samedi 14 avril, nous avons rendu hommage aux diplômés autochtones à l’occasion de la fête « Honouring our Future Leaders », au Wabano Healing Centre. Les étudiants étaient conviés à un repas traditionnel présidé par Claudette Commanda, aînée algonquine en résidence à l’Université d’Ottawa. L’Université s’est en outre associée à tous les établissements d’enseignement postsecondaire d’Ottawa à l’occasion de la 10e cérémonie annuelle en l’honneur des diplômés autochtones, qui a eu lieu le 28 avril au Musée canadien de l’histoire.

4. Des habits de cérémonie autochtones traditionnels à la collation des grades

Un nouveau règlement sur les habits autochtones traditionnels est maintenant en vigueur. Il permet aux étudiants de porter ces habits en lieu et place de la toge et de l’épitoge à toute cérémonie de collation des grades de l’Université d’Ottawa.

5. La reconnaissance du rituel de purification et des gardiens des savoirs traditionnels

En collaboration avec le cabinet du vice-recteur aux études, les Immeubles, le Service de la protection, le cabinet du vice-recteur aux ressources et le Bureau de la gestion du risque, les Affaires autochtones sont à élaborer de nouveaux règlements et protocoles durables et respectueux en matière de traditions autochtones sur le campus, y compris le rituel de purification. Nous travaillons également à la rédaction d’un guide sur les gardiens des savoirs traditionnels autochtones, destiné à aider la communauté universitaire à bien gérer l’inclusion de ces gardiens, d’une manière respectueuse du protocole autochtone. Ce guide, rédigé en collaboration avec des gardiens des savoirs traditionnels autochtones issus de nombreuses communautés, devrait être prêt d’ici septembre.

6. Une campagne d’auto-identification pour des services mieux ciblés

Les Affaires autochtones ont également continué à soutenir les étudiants dans le cadre de la campagne d’auto-identification, lancée cette année en collaboration avec le Service du registraire. Une lettre a été envoyée à tous les étudiants inscrits à l’Université d’Ottawa pour les inviter à s’identifier comme Autochtones auprès du Centre des ressources autochtones et pour les informer des services offerts par le centre. Auparavant, l’Université ne recueillait cette information qu’à partir des demandes d’admission soumises au Centre de demande d’admission aux universités de l’Ontario (OUAC). Cette source s’avère parfois peu fiable, les étudiants ne comprenant pas forcément pourquoi on leur pose la question ou comprenant mal la question elle-même s’ils sont originaires de pays étrangers. Cette invitation permet aux Affaires autochtones de souhaiter personnellement la bienvenue à ces étudiants et de mieux leur expliquer les services et les activités disponibles pour eux à l’Université d’Ottawa.

7. Un pow-wow au succès retentissant

Le 10 mars, les Affaires autochtones et l’Association des étudiants autochtones ont organisé le tout premier Pow-Wow Àwazìbi annuel, au Centre Shaw. L’événement a réuni près d’un millier de personnes pendant la journée et s’est valu des commentaires très favorables de la part de la communauté. Les Affaires autochtones ont d’ores et déjà fait des réservations pour les deux prochains pow-wow, en 2019 et en 2020, auprès des Immeubles de l’Université d’Ottawa. Surveillez donc le calendrier pour le pow-wow du printemps prochain, qui aura lieu sur le campus avec le concours du Service des sports.

8. Des conférenciers invités pour une sensibilisation grandissante

Les Affaires autochtones ont reçu plusieurs conférenciers autochtones au cours du dernier trimestre, notamment Chelsea Vowel, Cynthia Wesley-Esquimaux, Sarain Fox et Jennifer Podemski, Monty Hill et Waneek Horn-Miller. Les noms à l’affiche pour l’automne 2018 et l’hiver 2019 sont tout aussi prometteurs. Nous diffuserons l’information à ce sujet au cours de l’été sur notre page Facebook et sur uoCal..

L’année universitaire qui s’achève a été pour nous riche en événements de toutes sortes. Nous nous réjouissons de pouvoir travailler avec vous tous l’an prochain pour faire en sorte que les Affaires autochtones à l’Université d’Ottawa continuent de progresser pour le bien-être et le succès de tous.

Miigwech et Marsi de la part des Affaires autochtones.

Tareyn Johnson est directrice des affaires autochtones à l’Université d’Ottawa.

Histoire de la Journée nationale des peuples autochtones

Le 21 juin, nous célébrons les peuples, les langues et les cultures autochtones dans tout le Canada. La Journée nationale des peuples autochtones correspond au solstice d’été, jour traditionnel de rassemblements et de célébrations chez les peuples autochtones, et ce, depuis fort longtemps. La Journée a été célébrée pour la première fois en 1982, la Fraternité nationale des Indiens, maintenant connue sous le nom d’Assemblée des Premières Nations, ayant réclamé que soit établie une journée dédiée à la célébration des peuples et des cultures autochtones. La proposition n’a été connue du grand public qu’en 1996, lorsque la Commission royale sur les peuples autochtones et l’Assemblée spirituelle, une conférence réunissant Autochtones et non-Autochtones, se sont fait l’écho des sentiments de la Fraternité. Les trois organismes ont finalement convaincu le gouvernement fédéral d’instituer une journée de sensibilisation aux cultures, aux langues et aux peuples autochtones. Le 21 juin 1996, le gouverneur général d’alors, Roméo LeBlanc, annonçait la Journée nationale des peuples autochtones comme l’une des Journées de célébration du Canada. À ce jour, seuls les Territoires du Nord-Ouest en ont fait un jour férié, en 2001.

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