« Ils tiennent vraiment à ce qu’on réussisse » : deux ex-Schulich Leaders parlent des bienfaits que leur a procuré le programme

Publié le mercredi 27 octobre 2021

 Le portrait de Magdalena Richardson, à droite, et son travail au laboratoire, à gauche.

Crédit photo : SEDS-Canada

Magdalena Richardson n’a jamais eu peur de demander ce qu’elle voulait.

Lorsque la lauréate d’une bourse d’études Schulich Leader de 2013 a appris qu’un professeur de l’Université d’Ottawa, Jeff Lundeen, utilisait des particules de lumière pour tester et appliquer des concepts de physique quantique, elle a sauté sur l’occasion. Comme l’étudiante en physique voulait faire sa thèse de spécialisation en optique quantique, elle est allée à la rencontre du professeur dans son bureau et l’a convaincu de la laisser travailler à son laboratoire dans les installations de pointe du Complexe de recherche avancée.

En 2016, Magdalena a décidé qu’elle voulait faire son stage coop auprès de l’astronaute canadien et ex-président de l’Agence spatiale canadienne Steve MacLean. Elle a donc pris le téléphone et l’a appelé à son laboratoire de recherche sur les lasers de l’Institut national de la recherche scientifique (Québec). Après qu’il a accepté de l’engager comme stagiaire coop, elle a pris l’avion pour rentrer chez elle à Maple Ridge, en Colombie-Britannique, puis a retraversé le Canada en voiture pour travailler avec le chercheur et son équipe près de Montréal durant l’été.

« C’est là que je me suis rendu compte à quel point le travail d’ingénierie me plaisait, explique Magdalena. Je me sens bien quand je fabrique des choses. »

Aujourd’hui, Magdalena termine son baccalauréat en génie électrique à l’Université d’Ottawa et rêve de travailler en recherche aérospatiale. Elle est membre de l’équipe de fuséologie de l’Université, qui construit et lance de petites fusées. Elle s’occupe surtout de l’avionique des fusées, c’est-à-dire les systèmes électroniques qui servent aux communications, à la navigation et à l’affichage. Elle consacre aussi au moins une journée par semaine à des passe-temps qui n’ont rien à voir avec ses études, comme la reliure et la randonnée.

« Je suis tellement reconnaissante d’avoir reçu la bourse Schulich. Elle m’a permis de quitter mon coin de pays pour aller étudier ailleurs, d’explorer le Canada et d’utiliser mon français à l’école, explique Magdalena. Grâce à ce soutien financier, j’ai pu me concentrer totalement sur mes études en physique, qui sont très exigeantes. Quand j’ai eu des problèmes d’épuisement, le personnel de Schulich m’a traitée avec beaucoup d’égards et de bienveillance, et prenait régulièrement de mes nouvelles pour vérifier que j’allais bien. Ces gens tiennent vraiment à ce qu’on réussisse à se tracer un chemin intéressant et gratifiant. »

Magdalena a pour objectif de travailler à l’Agence spatiale canadienne et de contribuer au laboratoire de recherche que l’Agence travaille à construire sur la lune, ce qu’elle a appris lors d’un événement pour les anciens et anciennes du programme Schulich.

« J’ai encore beaucoup d’occasions d’interagir avec la communauté Schulich, que ce soit en assistant à des conférences ou en réseautant avec ce groupe dynamique et électrisant. »
 

 Le portrait de Reed Bell, à gauche, et lui lors d'une randonnée, à droite.

Reed Bell n’avait pas prévu étudier à l’Université d’Ottawa, mais quand l’établissement lui a offert la bourse d’études Schulich Leader en 2015, il n’a pas pu refuser.

« Je me suis inscrit à l’Université d’Ottawa sans même l’avoir visitée, en espérant et en priant très fort que j’y aurais du succès et que le campus me plairait. J’ai rencontré une fille pendant la semaine d’initiation. Elle est devenue mon amie, puis ma copine. Nous nous sommes fiancés récemment. Tout ça grâce aux fonds de monsieur Seymour Schulich », lance Reed à la blague.

L’ingénieur chimiste de 25 ans a fait ses études secondaires dans une petite école d’Owen Sound, où il coprésidait le conseil étudiant, siégeait comme membre étudiant à son conseil scolaire local et était premier de classe en sciences et en mathématiques. Il passait aussi beaucoup de temps à travailler et à faire du bénévolat à son YMCA local, ainsi qu’à entraîner et mentorer de jeunes athlètes en cross-country et en athlétisme. 

Aujourd’hui, Reed travaille à Kingston pour une entreprise qui fabrique le nylon utilisé dans des applications de haute performance comme les sacs gonflables et les tentes. « La compagnie nous encourage à innover et à aller au-delà de nos tâches et responsabilités habituelles dans nos contributions. La bourse Schulich a pour but de favoriser l’innovation et l’entrepreneuriat en STIM, ce qui m’a vraiment aidé à exceller dans mon emploi. »

Reed est convaincu que les occasions de perfectionnement professionnel offertes par le programme Schulich Leaders, comme les conférences et le réseautage avec d’autres Schulich Leaders, a vraiment permis à sa candidature de se démarquer des autres auprès des employeurs. « Je n’ai jamais eu de problème à trouver des stages coop ou autres, ou même un emploi à temps plein, explique-t-il. Je n’ai pas eu à faire de compromis dans mon choix de carrière. »

Grâce à cette bourse généreuse, Reed a aussi pu saisir le genre d’occasions qui ne se présentent qu’une fois dans une vie. « J’ai fait un stage de quatre mois en Chine, une expérience unique qui ne payait pas beaucoup, mais qui m’a permis d’étudier dans une université chinoise. J’ai aussi pu voyager en Europe pendant ma première année. La bourse a vraiment changé ma vie. »

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