Un jeune diplômé rend hommage aux héros blessés

Publié le lundi 7 novembre 2016

David Levangie
Par Mike Foster

Lorsque David Levangie s’est vu remettre le Prix de reconnaissance des diplômés de la Faculté des sciences sociales 2016, Marcel Mérette, doyen de la Faculté, lui a demandé ce qui pourrait contribuer à enrichir son expérience en tant que lauréat. Le diplômé lui a répondu qu’il souhaitait participer à la cérémonie commémorative organisée sur le campus à l’occasion du jour du Souvenir.

Chose promise, chose due. Le vendredi 11 novembre, à 9 h 30, David Levangie prendra la parole sur les marches du pavillon Tabaret à l’occasion de la cérémonie organisée sur le campus. À 17 h 30, il participera également à la série Saisir le succès pour témoigner de son parcours professionnel; l’événement se déroulera à la pièce 4004 du Pavillon des sciences sociales.

« David Levangie est un modèle de réussite chez nos diplômés, souligne Marcel Mérette. Malgré son jeune âge, il a déjà contribué à la société de façon remarquable. Nous sommes fiers de rendre honneur à une personne qui, par sa carrière et ses réalisations exceptionnelles, continue de faire briller la Faculté des sciences sociales. »

Le cheminement de David Levangie a débuté par des études en criminologie et en science politique à l’Université d’Ottawa, études qu’il a payées en travaillant les soirs et les fins de semaine comme réserviste au sein du 763e Régiment des communications, au manège militaire du chemin Walkley. Après l’obtention de son diplôme en 2005, il a été sous-officier pendant six ans au sein des Forces armées canadiennes, offrant de la formation partout au Canada en cryptographie ainsi qu’en communication radio et satellite.

Le diplômé a ensuite entrepris des études en droit à l’école Osgoode Hall de Toronto, où il s’est associé à d’autres étudiants pour fonder un organisme à but non lucratif spécialisé en création de réseaux de distribution de médicaments, tels que des antibiotiques, des antidouleurs et des traitements contre les parasites ou les maladies hydriques, aux pays en voie de développement.

Pendant ses années sur le campus, David Levangie – alors réserviste dans l’armée – était particulièrement ému par les cérémonies commémoratives du jour du Souvenir à l’Université d’Ottawa. Aujourd’hui associé au cabinet Fogler, Rubinoff LLP de Toronto, le diplômé voué à une brillante carrière souhaite utiliser cette plateforme pour appeler à la bonification des ressources destinées aux anciens combattants.

« Nous nous souvenons évidemment des soldats qui ont sacrifié leur vie pendant les guerres d’hier et d’aujourd’hui, avance-t-il. Or, nous devons aussi attirer l’attention sur ces soldats qui rentrent au bercail après avoir subi des blessures physiques ou mentales. L’état de stress post-traumatique est un trouble excessivement préoccupant, et je crois que l’on n’y accorde pas suffisamment d’attention. Au Canada, on enregistre chez les soldats plus de suicides que de décès dans les combats en Afghanistan. »

« Si nous voulons donner tout son sens au jour du Souvenir, nous devons aussi nous souvenir des soldats blessés qui ont besoin d’aide et de ressources ici même. Nous devons nous souvenir de ces soldats qui se sont enlevé la vie. Ils ne sont pas tombés au combat, mais ce sont malgré tout des victimes de la guerre. »

Outre la cérémonie de commémoration du jour du Souvenir sur le campus, la population universitaire est invitée à prendre part aux activités qui se dérouleront au Monument commémoratif de guerre du Canada. La pièce Au champ d’honneur, une composition de la diplômée Laura Hawley (B.Mus. 2005 et M.A. 2007), résonnera au carillon de la Tour de la Paix et sera entonnée pendant la cérémonie.

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