L’aventure d’un étudiant dans le monde de l’impression 3D

Publié le lundi 10 novembre 2014

Par Brandon Gillet

Alors que j’étais en route pour une leçon sur l’utilisation des imprimantes et logiciels d’impression 3D, je me suis mis à penser à Star Trek. Je me disais que la superposition de couches de plastique liquide était encore bien loin du rayon laser qui permet de réorganiser la matière à notre guise. Tout compte fait, je constatais que nous avions encore du chemin à faire avant de pouvoir prononcer la célèbre réplique du capitaine Jean-Luc Picard : « Thé. Earl Grey. Chaud ».

Malgré cela, il n’y a aucune raison de dénigrer tout ce que la science a de magnifique à offrir en ce moment.

Les étudiants en génie de l’Université vont procéder à l’ouverture officielle de l’atelier Makerspace le 20 novembre. Il est déjà possible, tant pour les étudiants que pour le grand public, d'utiliser toute la panoplie d'appareils qui s'y trouve, notamment les imprimantes 3D, pour créer tout ce qui passe par l'imaginaire... ou presque.

Il faut d’abord s’inscrire à un atelier pour apprendre à utiliser le logiciel et à manipuler l’équipement de façon sécuritaire. On vous remet ensuite une carte d’accès à l’atelier Makerspace, et le tour est joué.

Comme je suis arrivé tôt, il n’y avait encore qu’une dizaine de personnes, ce qui était parfait puisque la pièce n’est pas immense. Mais il en est arrivé dix autres, et encore d’autres un peu plus tard. Au moment de commencer l’atelier, il n’y avait plus une seule chaise de libre et une longue file s'était formée à l'extérieur de la pièce.

Des étudiants, des membres de la communauté, jeunes et vieux, et même des familles entières ont participé en si grand nombre à cet atelier que les administrateurs étudiants, Omar Dowider et Vishv Sharma, ont dû répartir le groupe dans deux pièces.

Après un court tutoriel sur les types de fichiers, la recherche d’images 3D préfabriquées et l’utilisation du logiciel Makerbot, j’ai eu du mal à me concentrer sur une chose à la fois puisque l’atelier vibrait au son des exclamations des participants agglutinés autour des imprimantes 3D pour voir leurs créations prendre vie.

Quelques aventureux ont même cédé à la curiosité et passé leur main à travers la fenêtre ouverte de l’imprimante, ce qui a amené les administrateurs à passer à la seconde partie de l’atelier pour éloigner les participants des appareils.

Pour les plus créatifs d’entre nous, la deuxième partie de l’atelier portait sur l’utilisation de TinkerCAD, un logiciel qui se trouve gratuitement sur Internet. Parce qu’il est gratuit, ses possibilités de création se limitent à combiner diverses formes; il ne permet pas de créer un objet à partir de zéro comme AutoCAD, qu’il faut acheter.

Donc, si vous dessinez quelque chose et voulez le voir littéralement « sortir de la page », vous devrez prendre rendez-vous avec un technicien de Makerspace qui vous aidera à utiliser AutoCAD. Et c’est exactement ce que je ferai la prochaine fois. Sauf qu’au lieu de donner vie à un dessin produit par un adulte, je vais tenter ma chance avec le dessin d’un enfant de cinq ans.

Ne manquez pas la suite de mon expérience Makerspace!

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