Le pouvoir du « capital féminin »

Publié le jeudi 26 novembre 2015

 Catherine Elliott and Barbara Orser

De gauche à droite :Catherine Elliott et Barbara Orser

Dans leur nouveau livre Feminine Capital: Unlocking the Power of Women Entrepreneurs (Stanford University Press, 2015), Barbara Orser et Catherine Elliott s’appuient sur plus de quarante années de recherche pour montrer comment les questions de genre influencent la prise de décision entrepreneuriale. L’École de gestion Telfer et le Carrefour de l’entrepreneuriat de l’Université d’Ottawa inauguraient la Semaine internationale de l’entrepreneuriat 2015 sur le campus avec le lancement de cet ouvrage.

« En ce qui concerne les décisions et les hypothèses entrepreneuriales, nous avons découvert que les effets qui découlent des questions de genre se manifestent de diverses façons dans l’action et l’interaction », explique Mme Orser. « Nous avons également appris que les femmes embrassent une vaste gamme de perspectives sur l’importance du genre dans la conduite des affaires. Pour certaines, le fait d’appartenir au sexe féminin n’a aucune incidence sur leur pratique professionnelle. Pour d’autres, le fait d’être une femme veut tout dire. Les femmes nous ont ainsi raconté comment elles se servent de leur expérience pour repérer de nouveaux marchés, créer des marques et générer des profits. »

« Le livre présente aussi le concept du “féminisme entrepreneurial” », ajoute Mme Elliott. « Nous avons parlé à des femmes qui intègrent des valeurs féministes à leurs activités entrepreneuriales. Elles se considèrent des agentes de changement, elles cherchent à autonomiser les autres, surtout les femmes et les filles. Nombre d’entre elles choisissent de traiter avec des femmes propriétaires d’entreprises. Elles mettent l’accent sur les relations; pour elles, un échange représente l’occasion de collaborer plutôt qu’une question de concurrence. Ainsi, les femmes entrepreneures sont en train d’égaliser le paysage économique, une entreprise à la fois. »

Le livre repose sur des études faites auprès de 20 000 entrepreneurs, hommes et femmes, pour jeter un regard neuf sur les enjeux croisés de l’entrepreneuriat et du genre. « Nous avons traduit notre recherche par des conseils pratiques et des aides didactiques en utilisant les paroles des femmes que nous avons rencontrées », déclare Mme Elliott.

À partir de leurs études évaluées par des pairs, les auteures synthétisent les leçons apprises afin de répondre aux trois questions suivantes : qu’est-ce que le capital féminin? De quelle manière le capital féminin est-il en train de transformer le monde de l’entrepreneuriat? Comment l’entrepreneuriat éclaire-t-il le féminisme?

Ce livre représente un sujet d’intérêt aussi bien pour les chercheuses et les chercheurs que pour les étudiantes et les étudiants en entrepreneuriat, en gestion et en études de genre, de même que pour tous ceux qui ont une influence sur les entrepreneurs, comme les banques, les associations industrielles et sectorielles, et les décideurs politiques.

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