Quand curiosité et créativité s’allient à la science

Publié le lundi 30 juillet 2018

 Andrew Pelling, Ryan Hickey, Russel Gill, Jessica Holmes, Cassidy Swanston, Nikki Mogilever, Elaine Whittaker.

Les membres du Laboratoire Pelling (de gauche à droite) : Andrew Pelling, Ryan Hickey, Russel Gill, Jessica Holmes, Cassidy Swanston, Nikki Mogilever, Elaine Whittaker. Photo : Robert Greeley

Par Robert Greeley

Andrew Pelling, notre expert de la manipulation biophysique à l’Université d’Ottawa, célèbre les 10 ans du Laboratoire Pelling. Avant tout connu pour avoir transformé une pomme en oreille humaine, le biohacker de renom a également réussi, ces dernières années, à faire pousser une peau de cellules vivantes sur des blocs Lego et du tissu pulmonaire sur des feuilles d’érable.

Andrew Pelling

Le professeur Andrew Pelling a créé un laboratoire fondé sur la curiosité et la créativité parce qu’il avait l’impression qu’on s’intéressait peu à sa propre curiosité quand il était aux études. Photo : Colin Rowe

Générateur de diversité

Si le laboratoire du professeur de biophysique génère une aussi grande variété de créations, c’est qu’il ne s’est pas fixé d’objectif ou de but précis. Il repose plutôt sur la curiosité, la créativité et la volonté de transformer des objets courants en quelque chose de magnifique – y compris des déchets. De plus, les étudiants et étudiantes de toutes les facultés y sont les bienvenus.

Pour Andrew Pelling, « il est très important de rassembler des gens de disciplines variées et d’horizons différents. La diversité des expériences et des perspectives mène souvent à des questions intéressantes, qu’on n’aurait jamais envisagées autrement. C’est ce genre de questions inattendues qui rendent la science encore plus intéressante. »

oreille de pomme échantillon.

La fameuse « oreille de pomme » d’Andrew Pelling. Photo : Bonnie Findley

Des effets bénéfiques surprenants sur la vie des gens

Andrew Pelling admet qu’en créant un laboratoire carburant à la créativité et à la curiosité, il ne s’attendait pas du tout à produire quoi que ce soit d’utile. Mais au fil des années, les étudiants et étudiantes de son laboratoire ont créé des applications et mis au point des inventions aux usages concrets, et lancé quatre entreprises. L’une d’entre elles améliore déjà des vies dans le domaine des soins de santé.


Une équipe tissée serré


Andrew Pelling est fier des liens solides qu’il noue avec ses étudiants en créant une expérience étudiante sans pareille dans son laboratoire unique, où le plaisir est à l’honneur. Jessica Holmes, étudiante au baccalauréat en sciences, commence sa deuxième année de travail au laboratoire. Elle décrit le caractère motivant de l’environnement exploratoire dans lequel elle évolue :

« J’ai appris que ce n’était pas grave d’échouer. Andrew nous encourage à échouer – et l’échec devient une partie de plaisir. Ici, on peut se permettre de faire des choses par simple curiosité. »

Russell Gill

Russell Gill, étudiant au baccalauréat en sciences, a mis à l’essai des moteurs pour un nouveau dispositif de culture cellulaire et a fini par créer un appareil qui joue une chanson inspirée de la bande originale de la Guerre des étoiles. Photo : Robert Greeley

 

Apprendre de ses échecs


Au trimestre d’automne 2018, le professeur Pelling offrira un nouveau cours intitulé Projets créatifs (PHY 2900), dans lequel les étudiants de premier cycle développeront et produiront leur propre prototype, le tout en passant par toutes les étapes de la gestion de projet. Et il lui importera peu que les projets échouent ou non.

Le prix de la plus grande erreur.

Au Laboratoire Pelling, on voit les échecs d’un bon œil, car on croit qu’ils sont intrinsèquement liés au succès. Le prix de la plus grande erreur est d’ailleurs régulièrement offert aux étudiants dont les projets connaissent de spectaculaires ratés. Photo : Robert Greeley

 

« Il n’y a pas d’apprentissage sans échec », affirme Andrew Pelling. « Je veux que les étudiants s’engagent dans le processus sans avoir peur de tout ce qui peut mal tourner et qu’ils se disent plutôt : que pourrait-on apprendre si on réalisait ce projet extravagant? »

 

Les étudiants et le professeur Pelling posent sur l'escalier.

Le 26 juillet, des étudiants et des dipômés ont fêté le 10e anniversaire du Laboratoire Pelling. Photo : Robert Greeley

 

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