La santé mentale et le mieux-être au centre de notre culture

Publié le lundi 13 septembre 2021

Étudiant.e.s sur le campus

Les chiffres ne mentent pas : les problèmes de santé mentale affligent la jeunesse canadienne. Et les étudiantes et étudiants universitaires sont particulièrement vulnérables, faisant partie de la tranche d’âge où les premiers diagnostics sont susceptibles d’être posés. Voilà pourquoi les établissements postsecondaires doivent impérativement offrir un milieu qui les protège.

En 2020, l’Université d’Ottawa a pris des mesures pour soutenir sa communauté. Dans cet esprit, l’établissement a créé le Comité consultatif du recteur sur la santé mentale et le mieux-être qui, à la fin de l’année, a déposé ses 12 recommandations visant l’adoption d’un cadre de changement sur le campus pour soutenir celles et ceux vivant de la solitude, du rejet ou d’autres problématiques affectant les jeunes.

Les recommandations s’articulent principalement sur la nécessité pour l’Université d’Ottawa de privilégier le « cercle de soins » dans la prestation de ses services.

 

Les progrès réalisés

En avril 2021, l’Association des diplômés de l’Université d’Ottawa a été la première à lever la main à offrir son soutien financier et communautaire à la réalisation de ce plan global. Par sa promesse de financement de 500 000 $ sur dix ans, l’Association a permis d’élargir le cercle de soins de l’Université d’Ottawa en rendant accessibles aux étudiantes et étudiants les services de counselling en après-midi et en soirée.

Le Centre de bien-être virtuel constitue un autre pilier de la stratégie. Il s’agit d’un portail centralisé offrant une interface de discussion entre pairs et une plateforme de communication essentielle, où toute la communauté trouvera des conseils et de l’information, sur le campus comme à distance.

L’idée est d’établir un véritable esprit de communauté, d’instaurer une culture d’ouverture et d’accueil reposant sur le partage du savoir et la bienveillance.

« La formation est essentielle », souligne Elizabeth Kristjansson, conseillère universitaire en santé mentale et en mieux-être. « Des conseillères ou conseillers et membres du corps enseignant qui cernent bien les troubles en cause peuvent aider énormément. La culture de l’Université d’Ottawa doit évoluer pour que tout le monde comprenne mieux la maladie mentale. Nous devons toutes et tous nous soutenir mutuellement. » Une bonne stratégie de prévention du suicide irait notamment en ce sens.

Autre étape importante pour l’Université : établir un modèle de gestion de cas visant la clientèle étudiante la plus à risque. Dans ce cadre, des gestionnaires de cas aideraient les étudiantes et étudiants à surmonter les obstacles de la vie qui pourraient nuire à leur épanouissement scolaire, qu’ils étudient à distance ou soient de retour sur le campus.

 

Elizabeth Kristjansson

Elizabeth Kristjansson, conseillère universitaire en santé mentale et en mieux-être

 

Notre appui à une plateforme de mieux-être durable

La prochaine étape consiste à faire connaître et à obtenir les appuis nécessaires à la durabilité de nos initiatives. Et justement, le gouvernement de l’Ontario nous a accordé une subvention de 557 200 $ dans le cadre du programme provincial Vers le mieux-être. Ces fonds viendront financer un centre de soutien mutuel en personne et à distance, le modèle de gestion de cas pour les jeunes à risque, une campagne d’information sur la santé mentale ciblant nos communautés vulnérables, ainsi qu’un programme de soutien par les pairs en toxicomanie, piloté par notre partenaire local, l’Association communautaire d’entraide par les pairs contre les addictions.

Bell Canada nous a aussi fait don de 25 000 $ pour organiser une tournée d’écoute « Restez en santé et connecté », qui a donné lieu à des consultations communautaires approfondies, notamment dans des groupes de discussion. Cette démarche appuiera l’Université d’Ottawa dans l’important travail de mise en œuvre de la Norme nationale du Canada sur la santé mentale et le bien-être des étudiants du postsecondaire et de mobilisation de sa communauté diversifiée pour mener des initiatives plus inclusives en matière de santé mentale.

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