Trois entreprises de démarrage fort prometteuses

Publié le mardi 13 septembre 2016

A smiling man in a Kegshoe T-shirt stands in front of a tree

Torin Regier, étudiant à l’École de gestion Telfer et cofondateur de Kegshoe.

Par Mike Foster

La semaine dernière, lors de l’événement Garage Démarrage 2016, trois entreprises de démarrage ont été nommées « les plus prometteuses » parmi un groupe de 12 candidats. Fait particulier, toutes ont des liens avec l’Université d’Ottawa.

Kegshoe propose aux brasseries des solutions pratiques pour gérer leurs fûts de bière; Spiderwort offre des kits d’assemblage d’équipement scientifique à faible coût et à source ouverte; et enfin, Spivo a conçu des perches à égoportraits pivotantes qui permettent aux aventuriers et aux sportifs de créer des vidéos captivantes.

L’année dernière, Torin Regier, étudiant à l’École de gestion Telfer, Adrian Pawliszko, étudiant à la Faculté de génie, et Mike Eagar, ancien étudiant de chimie, ont fondé Kegshoe, avec l’idée novatrice de fournir un logiciel de gestion de fûts aux brasseries à des fins d’efficacité de travail. Le système Kegshoe consiste à placer des étiquettes portant des codes à barres sur les fûts, dont l’inventaire est ensuite contrôlé par un logiciel infonuagique.

Un projet pilote mené auprès de Big Rig Brewery avait mis en lumière que les fûts vides demeuraient dans les bars pendant plus d’un mois et que 10 % d’entre eux disparaissaient. Cependant, raconte Torin Regier, avec le système Kegshoe, les fûts vides sont retournés à la brasserie en une quinzaine de jours et il n’en manquait que 1,4 %.

« Nous pouvons aider les brasseries à surveiller tout le cycle de vie de leurs fûts », affirme le jeune entrepreneur. « Avant, les commerçants gaspillaient un temps fou à éplucher leurs comptes clients pour trouver leurs fûts ». Il souligne que le temps économisé permet de mieux se consacrer aux ventes et il poursuit : « Nous sommes à présent en pourparlers avec de grosses brasseries pour les inciter à utiliser notre application. Notre stratégie d’expansion consiste à incorporer d’autres aspects de la gestion des brasseries. »

Man stands next to a small black box on a laboratory countertop.

Charles M. Cuerrier, cofondateur et directeur de Spiderwort Inc., près d’un cytoculteur.

Spiderwort a été fondé en 2015 par Andrew Pelling, professeur à l’Université d’Ottawa et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en mécanique cellulaire expérimentale, Daniel Modulevsky, candidat au doctorat en biologie, et Charles Cuerrier, stagiaire postdoctoral. L’entreprise, située au Laboratoire Pelling spécialisé en manipulation biophysique à l’Université, offre des kits d’assemblage d’équipement scientifique à source ouverte.

Le premier produit sur lequel travaille Spiderwort consiste en un kit d’assemblage grâce auquel on peut installer un cytoculteur (enceinte servant à des cultures cellulaires) à tout endroit voulu. Charles Cuerrier affirme que ce produit trouverait acheteur parmi les universités, les écoles, les laboratoires ouverts, les laboratoires de manipulation biophysique, et même les artistes.

Les cytoculteurs reproduisent les conditions internes du corps humain grâce à un environnement contrôlé (37 degrés Celsius, cinq pour cent de CO2 et humidité élevée) ce qui permet aux chercheurs de cultiver des cellules. Toutefois, leur coût s’élève jusqu’à 25 000 $ et ils doivent être gardés dans un lieu central normalement.

« En plus d’être chers et de prendre beaucoup de place, ils sont souvent utilisés par plusieurs personnes en même temps », précise Charles Cuerrier. « Et le niveau de risque biologique est très élevé, parce qu’on se promène dans les couloirs avec des cellules, parfois humaines, et quand on arrive au labo, les cellules ne sont plus à 37 degrés — ce qui nuit aux expériences. »

Il existe actuellement trois cytoculteurs Spiderwort en utilisation à l’Université. Les kits de la jeune entreprise suscitent beaucoup d’intérêt, notamment après la conférence TED du professeur Pelling, ajoute Charles Cuerrier. La prochaine étape consistera donc à amasser des fonds sur Kickstarter afin d’être en mesure de répondre aux demandes.

Créé par Marc Bjerring (B.Sc.A. 2014) et Andre Bellerive (B.Sc.A. 2014) dans le cadre d’un cours portant sur la conception de produits, le Spivo Stick est un dispositif capable de faire pivoter une caméra à 180 degrés d’une simple pression sur un bouton.

Lisez notre article de la Gazette sur le Spivo Stick, publié récemment, ainsi que ceux sur The Balance Project et The Growcer, deux entreprises de démarrage à caractère social, également liées à l’Université d’Ottawa et qui faisaient partie de la « cohorte » des 12 cet été.

Chaque année, Garage Démarrage procure du soutien sous forme de financement, d’espace et d’encadrement à des étudiants et de jeunes entrepreneurs de la région d’Ottawa afin de les aider à développer leur entreprise. Un comité de sélection choisit 12 candidats, parmi plus 80, pour bénéficier de ce soutien et leur permettre pendant trois mois de se consacrer pleinement à leur entreprise de démarrage.

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