Geneviève Côté : La musique et les arts, un pont entre langues et cultures

Publié le lundi 5 décembre 2022

Geneviève Côté

Photo : Geneviève Côté

La saison cinq du balado uOCourant se poursuit! Tout au long de la saison, nous explorons le thème de la curiosité et la façon dont elle s’exprime dans les travaux d’avant-garde de notre communauté diplômée et de recherche partout dans le monde. Dans ce deuxième épisode, Gwen Madiba (M.A. 2012; B.Sc.Soc. 2008) s’entretient avec Geneviève Côté (LL.L. 1992) qui, après avoir obtenu sa licence de droit civil de l’Université d’Ottawa, s’est illustrée à bien des égards sur la scène culturelle québécoise.

Membre du Barreau du Québec, Geneviève est surtout connue pour ses apports à la production de spectacles et la promotion de la musique à l’échelle provinciale et nationale. Elle a récemment quitté Montréal pour se rapprocher de Granby et de son festival international de la chanson, dont elle est aujourd’hui la directrice générale.

Uniquement placée pour recommander les prochains grands noms de la musique québécoise, Geneviève nous a parlé de ses derniers coups de cœur. L’intégrale de l’entretien en vaut le coup, mais au cas où vous manqueriez de temps pour tout écouter, en voici l’essentiel.

La curiosité, un gage d’apprentissage à vie

Comme entrée en matière cette saison, nous demandons à tous nos invités et invitées d’expliquer ce que signifie pour eux la créativité. Geneviève, elle, y voit un signe d’intelligence, un intérêt pour l’apprentissage à vie et la possibilité d’élargir ses horizons.

Dernièrement, Geneviève s’est entretenue avec des amies et amis autochtones pour se familiariser avec les efforts de préservation de leurs langues et de leurs cultures, curieuse d’y trouver des similitudes avec le monde francophone. Selon elle, les groupes minoritaires de partout au pays peuvent apprendre à se connaître mutuellement pour, ensemble, faire davantage résonner le français dans le Canada anglais.

Comparer pour mieux rapprocher

La diplômée maîtrise parfaitement les deux langues officielles, et sert en quelque sorte de trait d’union entre les industries de la musique francophone et anglophone au Canada. Profondément sensibilisée au rôle qu’occupent la musique et des arts dans la notion de culture et d’identité, elle se dit d’ailleurs d’un courant « biculturel ».

Pour aider les gens à se faire une meilleure idée du poids des artistes et des formations musicales dont elle parle, elle a pris l’habitude d’effectuer certains rapprochements culturels. Par exemple, lorsqu’elle fait référence à Louis-Jean Cormier, anciennement à la tête du groupe de rock indie Karkwa, Geneviève sait que sa musique à elle seule ne permet pas au milieu anglophone de le situer dans le paysage artistique où il évolue. À Toronto, elle en parlera donc comme d’un Hawskley Workman québécois.

En avançant ainsi un nom, un milieu ou un son qui leur est familier, Geneviève ne fait pas que rehausser peu à peu le profil des talents francophones : elle les positionne dans le contexte tout à fait unique qu’est la culture québécoise.

Après plus de vingt ans à travailler dans le milieu des arts et de la culture, y compris du côté des prix de musique Polaris, de la SOCAN et du Festival international de la chanson de Granby, Geneviève continue encore aujourd’hui de faire sa marque comme chef de file et grande passionnée de son domaine. Écoutez l’entretien intégral.

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