L’équipe Emploi international et immigration de l’Université d’Ottawa au service de l’innovation

Publié le mardi 12 octobre 2021

Brett Walker, à gauche, mini-spectromètre de masse par accélérateur pour la datation au radiocarbone, à droite

Brett Walker, à gauche, mini-spectromètre de masse par accélérateur pour la datation au radiocarbone, à droite

En 2019, lorsque le professeur Brett Walker s’est prévalu du financement de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) et du Fonds pour la recherche en Ontario (FRO) afin d’acquérir un mini-spectromètre de masse par accélérateur pour la datation au radiocarbone (MICADAS) destiné au Complexe de recherche avancée de l’Université, rien ne laissait croire que le laboratoire national de SMA André E. Lalonde allait devoir attendre aussi longtemps la livraison de l’équipement en raison de la COVID-19.

Les nombreuses restrictions concernant les voyages et les mesures sanitaires en vigueur tout au long de la pandémie ont occasionné un long report de l’installation de l’appareil, au point de mettre en péril des revenus de recherche essentiels pour le professeur Walker et l’équipe du laboratoire, ainsi que de ralentir énormément les avancées scientifiques.

Le regretté professeur Jack Cornett avait décroché plus de 10 millions de dollars dans le cadre du concours 2017 du Fonds d'innovation FCI/FRO. Plus de 3 millions avait été consacrée à l’achat du nouveau mini-spectromètre de masse par accélérateur en 2019 auprès d’un fournisseur international, Ionplus AG. Or, pendant l’hiver 2021, l’équipement était prêt, mais, dans un contexte de restriction des voyages non essentiels au Canada, le fournisseur se trouvait dans l’impossibilité de dépêcher son équipe technique au pays pour en faire l’installation et apprendre au personnel de recherche de l’Université d’Ottawa à l’utiliser.

« Lorsque les restrictions sanitaires et le resserrement des règles de quarantaine ont commencé à plomber le développement scientifique du laboratoire national, j’ai tout de suite pensé à solliciter l’équipe Emploi international et immigration de l’Université », précise le professeur Walker, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en spectrométrie de masse par accélérateur et biogéochimie marine. « EII m’avait personnellement apporté une aide inestimable lorsque j’avais fait ma demande de résidence permanente au Canada. »

Entre le 18 mai et le 3 septembre 2021, Emploi international et immigration a planché sur des stratégies en vue d’amener des membres de l’équipe technique du fournisseur au pays. À ce moment-là, la quarantaine de 14 jours imposée à l’arrivée au Canada posait également un problème, car l’équipe ne pouvait rester aussi longtemps.

« Les règles d’entrée au pays alors en constante mouvance, il était très difficile de définir une stratégie », explique Carolina Almeida, conseillère en emploi international et immigration. « Après avoir analysé des dérogations possibles aux restrictions de voyage, demandé une lettre d’exemption d’intérêt national, suivi l’évolution des règles d’entrée au pays et de quarantaine, puis apporté notre aide aux frontières canadiennes, nous avons pu recevoir au Canada quatre membres de l’équipe d’Ionplus entièrement vaccinés, le 8 septembre 2021. »

« La mise sur pied d’EII représente l’une des meilleures décisions prises par l’Université d’Ottawa », affirme le professeur Walker, fort reconnaissant. « En période de pandémie, le travail de ce bureau avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada s’est traduit par l’installation d’un équipement de pointe indispensable à l’avancement de nos recherches. »

Responsable de soutenir la recherche, la créativité et l'innovation sur le campus, le Cabinet du vice-recteur à la recherche a approuvé la décision des Ressources humaines d’étendre leurs activités premières à l’immigration. C’est ainsi que, sous la direction de Mélanie Miles, l’équipe EII offre aujourd’hui une gamme de services d’immigration aux membres du personnel et aux personnes en visite.

« Chef de file de la recherche au pays, notre établissement compte avec fierté parmi les premiers à offrir ce service unique et novateur à sa communauté de recherche », se réjouit Sylvain Charbonneau, vice-recteur à la recherche de l’Université d’Ottawa.

L’achat du mini-spectromètre de masse par accélérateur pour la datation au radiocarbone viendra soutenir la recherche dans de nombreux secteurs voués à l’infrastructure au pays. L’équipement fera aussi avancer la recherche dans les domaines de l’énergie et de la santé et aidera à répondre à des questions d’importance liées à l’hygiène de l’environnement, aux changements climatiques et au cycle du carbone dans l’Arctique.

« Le nouveau spectromètre MICADAS nous permettra d’effectuer une datation au radiocarbone d’échantillons environnementaux beaucoup plus petits avec une plus grande précision », conclut le professeur Walker. « Cette capacité est inédite au Canada et ouvre de nouveaux angles de recherche scientifique sur le système terrestre, notamment une possibilité de quantification de la réponse actuelle et paléoenvironnementale du territoire canadien en période de changement climatique rapide. »

Le groupe de géochimie organique marine du professeur Walker se consacre à l’étude du cycle biogéochimique du carbone et de l’azote marins sur des échelles temporelles modernes et millénaires. Il applique des mesures isotopiques stables, associées à des datations au radiocarbone de haute précision et à de nouveaux outils de chimie analytique, pour étudier les cycles et la transformation des principaux réservoirs de carbone et d’azote de l’océan. Le groupe s’intéresse particulièrement à la manière dont les microbes marins transforment la matière organique détritique, ce qui amène le stockage du carbone atmosphérique dans les profondeurs de l’océan.

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