MakerBoutique : une vitrine commerciale pour les créateurs de l’Université d’Ottawa

Publié le lundi 2 décembre 2019

Quelques objets vendus dans la MakerBoutique.

Quelques-uns des objets offerts dans MakerBoutique lors du lancement officiel de la plateforme le 28 novembre 2019. Photos : Mélanie Gosselin, étudiante en arts visuels et musique.

Par Johanne Adam

Existe-t-il un lien entre la toxicologie chimique et environnementale et le jeu de cribbage? Pour la majorité des gens, probablement pas.

Cole Fischer, étudiant en toxicologie chimique et environnementale à la Faculté des sciences, a pourtant réussi à créer un pont entre ces deux univers. Ces temps-ci, il profite des découpeurs au laser mis à sa disposition dans l’Atelier Makerspace Richard-L’Abbé uOttawa. À l’aide de données géographiques, il crée des cartes pour ensuite les transformer en jeux de société, surtout en jeux de cribbage.

Depuis l’inauguration de MakerBoutique, l’étudiant a la possibilité de commercialiser ses créations.

Cole Fisher

Cole Fischer, étudiant en toxicologie chimique et environnementale.

« J’ai toujours voulu commercialiser mes planchettes de jeu, mais jusqu’ici, je n’avais pu que les donner en cadeau. J’espère pouvoir en vendre quelques-unes pour toucher un certain revenu qui servira à financer mes études. » — Cole Fischer

MakerBoutique est à la fois une plateforme Web et une vitrine-boutique aménagée à même l’Atelier Makerspace. Elle permet aux étudiants, employés et professeurs de commercialiser des créations réalisées au moyen des outils mis à leur disposition un peu partout sur le campus.

Et comme l’Atelier Makerspace ouvre ses portes au grand public chaque dimanche, la nouvelle vitrine est également accessible aux utilisateurs de l’extérieur.

Qu’il s’agisse d’objets fabriqués au pavillon STEM, où se trouvent des imprimantes 3D, découpeurs au laser et autres instruments de pointe, ou encore de productions artistiques créées dans les ateliers de travail du bois, de soudage, de sculpture et même de photographie, tous peuvent être mis en vitrine une fois le feu vert donné par le comité de sélection de MakerBoutique.

Liana Mile

Liana Miles, étudiante en arts visuels.

Le but de cette initiative? Encourager les membres de la communauté, universitaire et externe, à profiter des ateliers pour fabriquer des objets de leur cru, et favoriser l’entrepreneuriat.

Liana Miles, étudiante de première année au baccalauréat en arts visuels, profite de l’atelier de plâtrage du pavillon des Arts pour réaliser des sculptures.

«Je me suis toujours dit que je pourrais fonder une entreprise grâce à mes créations, mais je n’ai jamais donné suite à cette idée. Alors je crois que c’est vraiment une occasion en or.» — Liana Miles

Des objets uniques fabriqués par des membres de la communauté universitaire

L’idée a germé dans l’esprit de Chantal Rodier, artiste en résidence à la Faculté de génie. « Certains objets fabriqués dans nos ateliers m’ont tellement surprise par leur qualité que j’ai eu envie d’aider leurs créateurs à les mettre en valeur », indique-t-elle.

Chantal Rodier

Chantal Rodier, artiste en résidence à la Faculté de génie.

À long terme, Mme Rodier aimerait faire de MakerBoutique un incontournable pour l’achat de cadeaux destinés aux nombreux dignitaires, conférenciers et autres visiteurs sur le campus.

« Ce sont d’excellentes occasions d’offrir des objets uniques, fabriqués par des gens de la communauté universitaire », conclut-elle.

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