Si le bilinguisme ouvre des portes, l’ILOB vous en donne la clé

Publié le lundi 22 octobre 2018

Étudiants internationaux en sortie culturelle dans le parc de la Gatineau.

Par Laura Darche

Vous n’entendrez jamais un prof vous interdire de vous référer à votre langue maternelle en cours de langue seconde à l’Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB). Pourquoi? Parce qu’à l’ILOB, la pratique et la théorie de l’apprentissage des langues vivent sous un même toit et que les meilleures pratiques qui y sont développées disent, entre autres, qu’une deuxième langue se construit à l’aide de la première. Portrait de nos experts du bilinguisme et de ce qu’ils peuvent vous apporter.

Des avancées à votre portée

Le bilinguisme a toujours été un atout sur le marché du travail et la demande pour des enseignants de langues secondes qualifiés ne cesse d’augmenter. La structure unique de l’ILOB, qui réunit apprenants, enseignants et chercheurs, en fait un incubateur d’innovation et un endroit de choix pour passer au niveau supérieur dans sa deuxième langue. Les apprenants y profitent de l’application de la recherche et des outils pédagogiques les plus récents développés sur place, les étudiants en didactique des langues secondes (enseignement) y ont l’occasion de mettre en pratique ce qu’ils apprennent dans divers emplois de tutorat et de monitorat, et les chercheurs y côtoient d’autres experts de renom attirés par cet écosystème stimulant.

« Les professeurs de l’ILOB sont vraiment passionnés et toujours prêts à nous appuyer dans nos projets. Ils créent une ambiance très chaleureuse et ça me donne envie de me dépasser et d’aider les autres étudiants. » - Laura Castano Laverde, étudiante à la maîtrise en études du bilinguisme

Relever les défis de l’internationalisation

Étudiants internationaux en programme intensif découvrant la culture canadienne au Parlement.

Étudiants internationaux en programme intensif découvrant la culture canadienne au Parlement.

Pour les étudiants internationaux, maîtriser le français ou l’anglais est essentiel à l’atteinte de leurs objectifs universitaires, au développement d’un réseau social et à l’intégration dans leur nouveau milieu. Les cours intensifs qui leur sont offerts à l’ILOB les amènent à progresser rapidement sur le plan linguistique tout en découvrant la culture canadienne, ce qui prépare le terrain pour une intégration réussie leur permettant de mieux contribuer à la richesse de notre campus.

« Le bilinguisme est important pour moi parce que ça me permet de communiquer avec plus de gens. Je trouve que la diversité que ça amène sur le campus nous permet de découvrir de nouvelles perspectives et de nous ouvrir sur le monde. » - Stephanie Marshall, étudiante à la maîtrise en études du bilinguisme

Bilinguisme dans la peau – les 50 ans de l’ILOB

Enseignante de l’ILOB se tient devant un tableau en train d’enseigner du vocabulaire reliée aux nouvelles technologies.

Ce n’est pas pour rien qu’on dit que le bilinguisme fait partie de l’ADN de l’Université d’Ottawa. Dès sa fondation en 1848, le Collège de Bytown avait déjà cette particularité bilingue et biculturelle. Créé en 1968, le Centre des langues vivantes, qui allait devenir l’Institut des langues secondes en 1989 puis l’ILOB en 2007, avait pour mission originale de soutenir l’objectif énoncé dans la Loi de l’Université d’Ottawa, à savoir « favoriser le développement du bilinguisme et du biculturalisme [et] préserver et développer la culture française en Ontario ».

« Le Canada, par son expérience du bilinguisme, est parmi les précurseurs dans la recherche de solutions permettant de mieux vivre ensemble. L’Université d’Ottawa, qui a grandi au cœur de ces débats, est la preuve vivante qu’il est possible et positif de vivre dans les deux langues, et cela influence nos étudiants qui exportent cette conception à l’extérieur de nos murs. » – Jérémie Séror, directeur de l’ILOB et doyen associé de la Faculté des arts

De simple école de langues à centre de recherche reconnu, l’institut a été le berceau de certains des premiers outils d’autoapprentissage par ordinateur, du seul test standardisé pour l’évaluation des compétences du français sur objectifs professionnels et universitaires conceptualisés au Canada (TESTCan) et de l’un des premiers et plus grands programmes universitaires d’immersion française au Canada (2006). L’ILOB dans sa forme actuelle est donc né de la volonté de mettre de l’avant cette expertise et de se donner les moyens de pousser la recherche plus loin.

Aujourd’hui, l’ILOB continue d’innover en créant de nouveaux outils et méthodes d’apprentissage qui poussent les apprenants à sortir de la salle de classe et à acquérir des habiletés dans des contextes de communication authentiques. Le pendant recherche de l’ILOB se cultive depuis 2007 au Centre canadien d’études et de recherche en bilinguisme et aménagement linguistique (CCERBAL), qui rassemble des chercheurs de haut calibre dans les domaines des politiques linguistiques, de l’utilisation des nouvelles technologies pour l’apprentissage des langues secondes et de l’acquisition des langues.

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Que peut-on faire à l’ILOB?

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